Test Samsung Wave, premier mobile sous Bada

Samsung a lancé récemment son propre système d’exploitation : Bada. Ce système d’exploitation pour l’instant limité à certains smartphones Samsung tente de concurrencer Android et le système d’exploitation des iPhone/iPad/iPod Touch : iOS. Le premier smartphone a embarquer ce nouvel OS est le Samsung Wave, un mobile assez complet milieu de gamme. Après une présentation des caractéristiques et quelques photos du mobile, je vous présenterai le plus intéressant, c’est-à-dire l’OS Bada.

I Caractéristiques

  • Dimensions : 118×56x10.9mm
  • Poids : 117g.
  • Système d’exploitation : Bada
  • Processeur : 1Ghz (S5PC111)
  • Écran : 3.3″ tactile capacitif super AMOLED en 480×800 pixels, 16M couleurs
  • Batterie : 1500mAh
  • Autonomie communication/veille : 7h/500h
  • Sans fil : Bluetooth 3.0, Wifi 802.11 B/G/N, 3G
  • Connectique : microUSB standard, jack 3.5mm standard
  • Appareil photo : 5Megapixels, flash LED, détecteur visages/sourires, éditeur d’images, geotagging
  • Vidéos : jusqu’à 1280×720, éditeur de vidéos
  • Fichiers supportés : BMP, PNG, GIF, JPEG, 3GP, MPEG4, WMV, DivX, MP3, AMR, AAC/AAC+/e-AAC+, WMA, WAV
  • Mémoire : 2Go interne + port microSDHC jusqu’à 32Go (pas de carte mémoire fournie)

Écran multipoints, processeur à 1Ghz, et Wifi/GPS/3G font maintenant partie des caractéristiques habituelles des smartphones… Même l’enregistrement de vidéos en HD devient courant ! Que reste-t-il à ce Wave pour se démarquer de la concurrence? Son système d’exploitation bien sûr dont nous reparlerons plus tard, mais aussi l’écran super AMOLED ainsi qu’une bonne qualité de fabrication que nous allons voir en photos ci-dessous.

II Photos

Samsung Wave Samsung Wave

Le Wave fait partie de ces rares mobiles en métal « monobloc », c’est-à-dire qu’il n’utilise qu’un seul morceau de métal, donc pas de raccord entre la façade avant et arrière… On ressent une impression de solidité et l’ensemble du mobile semble relativement bien fini.

Samsung Wave Samsung Wave

Samsung Wave

L’écran du Wave ne mesure que 3.3″. C’est un peu plus petit que celui de l’iPhone (3.5″) et pour moi qui suis habitué à l’énorme 4.3″ de mon HTC HD2, ça me semble vraiment trop petit. Pourtant, l’écran ne manque pas de qualités : le super AMOLED permet des contrastes très importants et les couleurs noires sont très fidèles. De plus, la résolution de 800×480 est assez importante pour un écran de cette taille, les textes et images sont donc très fins.

Samsung Wave Samsung Wave

Comme on peut le voir sur certaines photos, le menu du Wave ressemble beaucoup à celui de l’iPhone…

Samsung Wave Samsung Wave -VS- HTC HD2

Les deux mobiles n’ont rien à voir, mais j’ai tout de même décidé de comparer les tailles du HTC HD2 et du Samsung Wave. Ce dernier est évidemment plus petit mais pour dire que le HD2 possède un écran d’un pouce de plus que le Wave, le HTC n’est pas si gros que ça… Les deux mobiles font à peu près la même épaisseur.

Samsung Wave -VS- HTC HD2 Samsung Wave

Samsung Wave -VS- HTC HD2

Avant d’étudier en détail Bada, voici une vidéo de déballage du Wave afin de connaître le contenu de la boîte et les accessoires fournis…

III Bada : Révolution ou déception ?

Le grand intérêt de ce Samsung Wave est son système d’exploitation. Tenter de lutter contre Android, iOS, Windows Mobile et Symbian avec un OS présent que chez Samsung (et encore, pas sur tous les modèles puisque Samsung continuera de commercialiser des mobiles sous Windows Mobile et sous Android), c’est un pari qui s’annonce difficile… Premières impressions : Bada démarre très vite, son écran d’accueil sur plusieurs volets ressemble beaucoup à celui d’Android alors que son menu a été copié sur celui de l’iPhone…

Bada : copié/collé des bonnes idées des concurrents pour réaliser l’OS ultime ou bien synonyme de manque d’originalité et d’idées chez Samsung ? Je vous laisse vous faire votre propre avis avec ces vidéos qui montrent la plupart des fonctionnalités du mobile…

IV Photos et vidéos

Les photos réalisées par le Wave sont correctes, sans plus. En plein jour elles sont assez réussies mais dès que la luminosité baisse certaines couleurs ne sont plus fidèles et la mise au point est difficile, surtout en macro lorsqu’il fait sombre. Le simple flash LED est trop juste pour éclairer à plus de 2 mètres et il éclaire généralement bien trop en macro (moins de 40 cm). Un flash double LED (ou encore un flash Xénon, c’est infiniment mieux !) aurait permis d’éclairer plus loin et une amélioration de l’autofocus aurait permis des photos de près plus nettes. On est donc dans la moyenne basse de ce qu’un smartphone sait faire en 2010… Heureusement, l’enregistrement de vidéos remonte un peu le niveau : Une résolution jusqu’à 1280×720 et une bonne fluidité générale sont les gros points fort de ce « videophone ». Là encore, on pourrait faire mieux au niveau des couleurs mais c’est tout de même assez bon…

V Divers

L’une des caractéristiques importantes de ce mobile est son écran super AMOLED. On connait déjà les écrans AMOLED qui consomment moins d’énergie que les LCD tout en offrant un meilleur contraste et des noirs plus noirs. Là, tout est censé être encore mieux d’après Samsung. J’ai constaté que les couleurs étaient plus belles (et surtout les noirs bien plus sombres) que sur mon HTC HD2 qui n’est équipé que d’un écran TFT classique. Par contre, je ne suis pas certain de faire la différence avec un écran AMOLED tellement ceux-ci sont déjà vraiment bons sur les contrastes et la fidélité des noirs. Le Wave possède donc un bon écran mais je ne suis pas persuadé que la différence avec un écran AMOLED « classique » soit flagrante.

L’autonomie de ce smartphone est assez bonne, vous tiendrez 2 jours sans recharger, sauf usage vraiment intensif. En parlant de recharge, celle-ci m’a semblée très longue puisqu’il m’a fallu attendre 3 longues heures pour recharger la batterie  de 1500mAh là où la plupart des autres smartphone ne prennent qu’une heure pour recharger une batterie de même capacité… Ma batterie était toute neuve, je n’ai pas testé après plusieurs charges/décharges pour vérifier si les recharges suivantes étaient plus rapides.

J’ai réalisé quelques tests de transferts de données via les interfaces sans fil. Résultat : Le Wifi plafonne à 1.3Mo/s, le Bluetooth à 95Ko/s ce qui est dans la moyenne de la plupart des smartphones récents et l’USB se montre assez rapide en montant à plus de 4.6Mo/s en moyenne sur de gros fichiers. Ces tests de transferts ont été réalisés sur une carte microSD 2Go que j’avais sous la main car Samsung n’en fourni pas avec son mobile, alors qu’elle est obligatoire pour utiliser Route66, le logiciel de navigation GPS inclus !

En parlant de GPS, j’ai tenté d’utiliser Route66 sans succès : je ne pouvais lancer aucun itinéraire en raison de problèmes avec la carte. Bugs ou problèmes sur mon modèle précis je ne peux me prononcer et ne donnerai donc pas d’avis sur la partie GPS du mobile.

Comme vous pouvez le voir dans la partie concernant les caractéristiques du mobile, les formats supportés sont assez nombreux et j’ai pu ouvrir avec succès des fichiers mp4 et avi encodés en H264 et DivX. Par contre des fichiers mpg et wmp n’ont pu être lus. Les PDF s’ouvrent très rapidement mais la lecture de tels fichiers s’avère relativement peu pratique à l’usage. Les nombreux zooms/dészooms et défilements horizontaux/verticaux nécessaires à la lecture d’une page occasionnent de nombreuses actions non souhaitées… Les fichiers Office sont quant à eux bien supportés mais en lecture seule uniquement. De toutes façons, qui voudrait éditer un document Word ou Excel sur un écran si petit dont le clavier occupe plus de la moitié de l’espace visible ?!

Conclusion

Le Wave a beau filmer en HD, embarquer un processeur 1Ghz, un écran capacitif multipoint… ce qui fait son intérêt n’est rien d’autre que son système d’exploitation. Que penser de Bada ? Cet OS me semble très optimisé : il démarre et s’arrête très vite, ne souffre d’aucun ralentissement et gère le multitâche parfaitement, même avec plus de 8 programmes ouverts ! Mais c’est selon moi le seul bon point de cet OS qui ressemble trop à un système propriétaire fermé : réservé aux smartphones Samsung (et encore, pas tous !), peu d’applications disponibles (certes ça devrait évoluer et Samsung fait tout pour mais le client final veut avoir l’équivalent de l’Appstore d’Apple maintenant et pas dans 1 an !) et peu d’innovation comparé à Android ou l’iOS qu’il copie copieusement. Si l’on ajoute à ça que Bada semble trop peu personnalisable et modifiable (comparé à Android, Symbian et surtout Windows Mobile), alors on se dit que ce n’est pas vraiment une réussite…

Cependant, il faut rappeler que Bada n’en est qu’à sa première version ! Si l’on se rappelle des lenteurs et problèmes ergonomiques d’Android dans ses premières versions, de l’absence de multitâche de l’iOS jusqu’à sa version 4, finalement Bada commence bien mieux que ceux-ci ! Un concurrent à surveiller de près car même s’il est limité aux smartphones Samsung, l’agressivité tarifaire de la marque pourrait permettre à son OS de s’imposer en tant qu’OS « entrée de gamme » à la place de Symbian si Nokia ne réagit pas !

En dehors de Bada, le Wave est un bon mobile qui ne souffre d’aucun défaut important. Certes la lecture de fichiers PDF ou le surf sur Internet sont peu pratiques mais le ratio et la taille de l’écran ne le destine pas vraiment à ces usages. En effet, son faible prix en abonnement vous permettra de vous l’offrir sans investir dans un couteux forfait 3G. Vous pourrez tout de même lire vos DivX (à condition d’acheter une carte mémoire microSD séparément : elle n’est pas fournie !) supportés nativement et dont l’écran super AMOLED vous offrira un bon rendu… Pour ce type d’utilisation, il conviendra parfaitement !

Preview Motorola Milestone XT720

Motorola a annoncé le 7 juin le Motorola Milestone XT720 et j’ai eu l’occasion de le tester rapidement dès le lendemain ! Au programme, un écran 3,7″, Android 2.1 (le Milestone était sous 2.0) et un APN 8 Megapixels !

Caractéristiques

  • Ecran 3,7″ WVGA (800×480);
  • Android 2.1 (éclair) avec interface Motoblur;
  • APN : 8 Megapixels avec flash Xénon;
  • Vidéo : enregistrement en HD, 720p (1280×720);
  • Stockage : 512Mo interne + carte microSD 8Go fournie (extensible à 32Go);
  • Mémoire vive : 256Mo; (512Mo selon certaines sources, à vérifier)
  • Processeur : ARM Cortex A8 550Mhz; (720Mhz selon certaines sources, à vérifier)
  • Connectique : Wifi G, 3G/HSPDA, Bluetooth, GPS, récepteur FM, sortie mini HDMI, boussole numérique.

Vidéo

En attendant un test complet sur ce blog, voici une vidéo montrant la prise en main de ce nouveau Milestone réalisée par une responsable chez Motorola.

On peut y voir en particulier en démonstration la sortie TV en HDMI : la qualité est moyenne mais c’est le cas pour tous les mobiles que j’ai vu jusqu’à maintenant et cela devrait être mieux lorsqu’on se situe à 2 mètres de la TV et non 50cm comme c’était le cas pendant la démonstration… Pour activer cette sortie, il suffit d’activer une option dans le programme correspondant (galerie photo, lecture de vidéos, etc.); la mise en place de la sortie vidéo HDMI est donc différente de celle utilisée chez Nokia avec le N8 qui envoie le signal vidéo dès que le câble est branché, quelque soit l’application utilisée.

Ce mobile semble complet et prometteur. Il confirme le retour de Motorola sur le devant de la scène avec ses smartphones Android dotés de la surcouche graphique motoblur. Je tenterai de me le procurer rapidement afin de publier un test complet sur ce blog…

Preview du Samsung Wave

Le Samsung Wave est le premier téléphone mobile à utiliser le nouveau système d’exploitation Bada. Le smartphone embarque un écran super AMOLED de 3,3″ en WVGA (800×480).

Caractéristiques

  • Processeur 1Ghz;
  • Ecran WVGA 3,3″ 16 millions de couleurs, WVGA;
  • Dimensions : 118×58x11mm;
  • APN 5Mpixels avec autofocus, flash LED, détection des sourires, panorama…;
  • Videos en HD (1280×720) en lecture et enregistrement, compatibilité native DivX;
  • Connectivité : Radio FM/Bluetooth/USB2.0/Wifi 802.11n/GPS;
  • 2Go de mémoire internet + port microSD jusqu’à 32Go;

Un écran révolutionnaire ?

Samsung met en avant les avantages de ses écrans « super AMOLED » qui sont utilisés pour deux de ses smartphones dernière génération : le Wave et le Galaxy S. Les avantages de cette nouvelle technologie sont des noirs encore plus noir (on se croirait dans une publicité pour une lessive…), des couleurs encore plus lumineuses, une consommation électrique réduite par rapport au AMOLED qui consomme déjà moins que le TFT, des angles de visions améliorés et enfin une épaisseur réduite… Rien que ça ! Cela fait beaucoup pour ce qui semble n’être qu’une amélioration d’une technologie déjà existante…

Samsung Wave

Mais lorsqu’on a le mobile en main il est évident que l’écran est plus lumineux qu’un TFT et les noirs sont totalement noirs. Difficile de vérifier par contre si le « super AMOLED » apporte vraiment quelque chose d’important par rapport aux écrans AMOLED qui sont déjà très intéressants…

Il me semble que Samsung était déjà le premier constructeur à avoir mis sur le marché des mobiles AMOLED et ils récidivent avec ce « super AMOLED » ! Même si les avantages de ce AMOLED v2 ne sont pas forcément évidents par rapport aux déjà très bons écrans AMOLED, on ne va pas se plaindre des nouveautés apportées sur l’un des composants clés des mobiles !

Un nouveau système d’exploitation

iPhone OS, Android, Symbian S60 et ^3, Windows Mobile 6.5 et Windows Phone 7… Ce n’est pas assez pour Samsung qui lance avec le Wave son système d’exploitation « Bada » !

Bada est développé par Samsung et pour l’instant seuls certains mobiles de la marque devraient l’utiliser. Comme tout OS récent, celui-ci intègre un « application store » qui permettra comme sur tous les autres de télécharger des applications en ligne directement depuis le mobile. L’OS pour l’instant propriétaire Samsung n’empêche donc pas l’installation d’application tierces même si pour l’instant on n’y trouve évidemment très peu d’applications. Reste à voir comment ce magasin d’applications en ligne va évoluer mais il est évident que pour qu’il intéresse les développeurs (et donc qu’il devienne intéressant pour les consommateurs), Bada devra être sérieusement mis en avant par le constructeur… Mais dans la mesure où Samsung mise aussi sur Windows Phone 7 et surtout sur Android, on a du mal à voir comment Bada va s’imposer s’il n’est pas aussi supporté par d’autres marques ! Nokia l’a bien compris et fournit Symbian à d’autres marques (comme Sony Ericsson par exemple) afin de gagner quelques part de marché… Au nombre limité d’applications sur le store, Samsung répond qu’il possède l’un des meilleurs taux gratuites/payantes du marché : 50% des applications sont en effet gratuites sur Bada.

Si le store n’est pour l’instant pas l’un des points fort de Bada, j’ai été impressionné par les capacités multimédia de l’OS : codecs divX supportés nativement (c’est à ma connaissance le seul smartphone a supporter nativement les divX, les autres mobiles en étant capables n’étant généralement pas des smartphones) et lecture / avance rapide de vidéos ultra fluide ! Si l’on ajoute à ça les grandes qualités de l’écran, ce mobile semble vraiment destiné à un usage multimédia / lecture de vidéos. Dommage que l’écran ne soit pas un peu plus grand car 3,3″ me semble un peu petit. Mais il est évident que d’autres mobiles similaires suivront chez Samsung…

Samsung Wave

Je tenterai de me procurer ce Samsung Wave rapidement afin de vous proposer un test complet mais en attendant vous pouvez retrouver dans la vidéo ci-dessous une présentation du mobile et de l’OS Bada afin de vous en faire votre propre idée…

Test/presentation du Sony Ericsson Xperia X10

Le X10 est le mobile du moment chez Sony Ericsson. En effet, ce smartphone sous Android 1.6 propose toutes les caractéristiques « haut de gamme » que l’on peut attendre d’un mobile en 2010 :

  • Système d’exploitation Android 1.6 (mise à jour proposée en 2.1 voir 2.2 vers Septembre 2010) avec surcouche Sony Ericsson (Timescape et Mediascape);
  • Processeur Snapdragon @ 1Ghz;
  • Écran TFT 4.0″ tactile capacitif en  854×480;
  • APN 8.1 Megapixel avec autofocus, flash LED, reconnaissance des visages (et tag automatique des visages connus) et sourires, geotagging, upload sur blog et réseaux sociaux;
  • Connectique micro USB standard, audio jack 3.5mm, Wifi, 3G (HSUPA à 7.2Mbps), aGPS;
  • Batterie 1500mAh;
  • Carte mémoire microSDHC 8Go fournie, extensible à 32Go;
  • Dimensions 119.0 x 63.0 x 13.0 mm, poids : 135g.

Malgré ces caractéristiques intéressantes, déception selon moi est liée à l’OS Android qui n’est qu’à la version 1.6. Cependant, comme vous pouvez l’entendre dans la vidéo ci-dessous, Sony Ericsson va proposer prochainement une mise à jour qui permettra de passer en 2.1 voir 2.2.

Autre petite déception, l’absence de flash Xénon comme sur beaucoup de modèles. Cette technologie est plus couteuse et plus grosse qu’un flash LED, c’est pourquoi ces derniers équipent encore la majorité des mobiles du marché. Mais le flash Xénon éclaire tellement mieux qu’un simple flash LED qu’on aimerait le voir remplacer les LED sur tous les mobiles !

Sony Ericsson X10 Sony Ericsson X10 sous Android

A part l’absence de flash Xénon (comme sur beaucoup de mobiles) et la version de l’OS (normalement corrigée dans quelques mois), ce mobile semble parfait pour ceux qui cherchent un Smartphone sous Android puissant et doté d’un grand écran… C’est d’ailleurs actuellement le seul mobile sous Android avec un écran aussi grand animé par le puissant Snapdragon @1Ghz. De plus, la surcouche Sony Ericsson que vous pouvez apercevoir rapidement dans la vidéo semble apporter des fonctions intéressantes même s’il faudrait tester sur la durée pour voir si cela apporte vraiment un « plus » dans l’utilisation du mobile au quotidien…

Sony Ericsson X10 sous Android -VS- HTC HD2 sous Windows Mobile 6.5 Sony Ericsson X10 sous Android -VS- HTC HD2 sous Windows Mobile 6.5

De part sa taille et sa puissance, c’est le mobile sous Android qui se rapproche le plus du HD2. 4.3″ pour le HD2 contre 4″ pour le X10 mais celui-ci dispose de 8Mpixels contre 5 pour le HTC. Mais ces 3Mpixels supplémentaires garantissent-ils vraiment de meilleures photos ?

En bref, c’est surtout l’OS qui fait la différence entre les deux mobiles : Android est selon moi bien mieux que Windows Mobile mais la surcouche et les nombreuses ROM personnalisées du HTC lui permettent de rivaliser avec le Sony Ericsson…

Sony Ericsson X10 sous Android

Comme toujours, un capteur bien petit pour autant de Megapixels...

Le X10 est disponible depuis Avril pour environ 100€ avec abonnement et un peu plus de 450€ hors abonnement. Pour ceux qui le trouvent trop gros ou trop cher, Sony Ericsson a sorti le X10 mini dont je publierai un test/preview dans quelques jours…

Petite vidéo de présentation du X10 par Monsieur Sony Ericsson :

Test de l’hélicoptère R/C Esky Big Lama

Après les tests du XTwin et de l’iBird, je m’attaque cette fois-ci à plus gros : le Big Lama d’Esky. Plus gros mais aussi plus compliqué à piloter et plus cher : cet hélicoptère se trouve à 100€ environ alors que l’iBird et le XTwin se trouvent respectivement à 30 et 45€…

Après une présentation des caractéristiques techniques de l’hélicoptère et quelques photos, j’aborderai les capacités de l’appareil à voler en intérieur et en extérieur. Enfin, je terminerai sur les pièces détachées, les possibilités de modifications de l’appareil et les solutions pour réaliser des vidéos en caméra embarquée…

I. Caractéristiques

  • Diamètre du rotor principal : Φ460mm;
  • Poids : 410g;
  • Dimensions : 510mm x 110mm x 260mm;
  • Moteurs : 2 x 370;
  • Télécommande : 4 canaux (avec « training switch » et port de simulation pour relier à un ordinateur);
  • Fréquence : 40Mhz ou 2.4GHz (deux modèles existent, le 2,4Ghz est mieux et plus cher);
  • Servo: digital, 7.5g ; torque : 1.3kg; vitesse : 0.12S/60°
  • Batterie : 11.1V, 800mAh Li-polymer.

Le Big Lama existe en 2,4Ghz mais je l’ai acheté en 40 Mhz car il n’y avait que ça là où je l’ai acheté (une petite boutique en Malaisie). Cependant comme je l’explique plus loin ça ne me pose aucun problème de réception ou de portée, tant que l’on ne fait pas voler plusieurs appareils sur les mêmes fréquences…

II. Photos

Sur les photos ci-dessous vous pouvez voir que j’ai ajouté du scotch sur le support de batterie sinon celle-ci bouge en vol et cela peut déséquilibrer l’hélicoptère. Cette modification a été réalisée « vite fait » et l’on pourrait surement trouver d’autres solutions plus esthétiques…

Boîte du Esky Big Lama

Boîte du Esky Big Lama

Contenu de la boîte

Contenu de la boîte

Esky Big Lama Esky Big Lama

Le Big Lama, après quelques vols et plusieurs crashes… Pas de gros dégâts : l’hélico est solide !

radio commande du Esky Big Lama Scotch ajouté au Big Lama pour fixer la batterie

J’ai ajouté du scotch un peu n’importe comment pour que la batterie tienne. Avec un peu plus de matériel sous la main on peut faire ça plus « proprement »…

III. Vols en intérieur

Le Big Lama est, comme son nom l’indique plus gros que son prédécesseur le Lama V4. Si ce dernier pouvait voler en intérieur à condition d’avoir pas mal d’espace, il faudra encore plus de place pour le Big Lama… Enlevez tout ce qui est fragile, faites attention aux lustres et n’espérez pas voler plus de 20 secondes, à moins de réussir à maintenir l’hélicoptère stationnaire de manière stable. Mais maintenir un hélicoptère en stationnaire en intérieur est assez difficile car le sol et les murs renvoient l’air soufflé par les hélices de l’hélicoptère… L’hélicoptère souffre de ses propres perturbations (nommées effet de sol : l’air soufflé vers le sol remonte et déséquilibre l’hélicoptère) et évidemment plus vous êtes proches d’un mur/meuble plus ces perturbations sont importantes. Dans la pratique, on a l’impression que les murs agissent comme un aimant sur l’hélicoptère : plus on est proche plus on est attiré… Au début, lorsqu’on se sent attiré par un obstacle il est presque déjà trop tard et c’est la casse d’une ou plusieurs pales assurées (le plastique des pâles ne résiste rarement à un meuble en bois ou un mur…). Heureusement les pales ne coûtent pas très cher (entre 0.4€ et 2€ par pale environ) et il y en a quelques unes de rechange incluses avec le Big Lama.

Pales cassées...

IV. Vols en extérieur

En extérieur, on ne craint plus les meubles ou obstacles : le seul problème est le vent. S’il n’y a pas de vent et pas mal d’espace (genre un terrain de foot c’est parfait), vous n’aurez rien à craindre pour votre Big Lama. Même si vous êtes totalement débutant, au bout de quelques dizaines de minutes vous saurez diriger l’hélico précisément où vous le voulez et c’est là que vous prendrez réellement du plaisir à le piloter…

En revanche, dès qu’il y a du vent ça se complique beaucoup… Éventuellement s’il y a peu de vent et que vous êtes habitué vous pouvez espérer lutter quelques dizaines de secondes contre le vent mais si jamais il y a un coup de vent plus fort qu’un autre alors le Big Lama ne sera plus assez lourd et puissant pour lutter et se fera emporter quoi que vous fassiez. La seule chose à faire lorsque vous ne contrôlez plus rien c’est de diminuer les gaz pour descendre en n’oubliant pas de les remettre assez fort lorsque vous approchez du sol pour amortir, limiter le choc et vous poser presque en douceur…

Attention aux réflexes de débutants qui consistent à couper les gaz au moindre problème : c’est la chute et de gros dégâts assurés ! Une autre attitude peut provoquer de gros problèmes : le fait d’inverser brutalement la direction de l’hélico : si vous allez à fond en avant et que d’un coup vous allez fort vers l’arrière, les pâles vont rentrer en collision (c’est ce que l’on appelle le « blade strike ») et l’hélico va obligatoirement s’écraser. On croit souvent que voler a basse altitude permet de limiter les dégâts mais essayez plutôt de voler à au moins 2 mètres de haut, vous aurez ainsi un peu plus de marge pour rattraper l’hélicoptère pour éviter qu’il s’écrase s’il y a un problème. De plus, voler à moins de 50cm provoque d’importantes perturbations, comme expliqué dans la partie sur le vol en intérieur. Enfin, sachez que les déplacements à raz du sol peuvent faire très mal : si le train d’atterrissage frotte le sol lorsque vous vous déplacez alors l’hélico sera déséquilibré, va entrer en collision avec le sol et vous êtes sûr de casser au moins 2 pâles…

V. Pièces détachées : réparation et amélioration

On peut trouver des pièces détachées pour Big Lama assez facilement. Voici une liste de sites Internet qui vendent de quoi réparer ou améliorer son Big Lama :

esky-helico.fr, miracle-mart.com, rc711.com, tiptop-rc.com, esky-france.fr, pb-modelisme.com, rchelicoptershop.com, funrctoys.com, fxmodelrc.com, ckado.com, enjoyhobbies.biz… Il y en a bien d’autres et je ne peux garantir que tel ou tel site aura les meilleurs prix, il faut comparer en fonction de ce que vous avez besoin et des frais de port… De plus, certains sont en dollars et le prix en euro dépend des fluctuations des monnaies… Personnellement, j’ai commandé sur enjoyhobbies.biz et j’en suis assez satisfait : ils livrent rapidement et sont très réactifs pour répondre aux e-mails.

Concernant les réglages et modifications du Big Lama, je vous conseille cette page sur modelisme.com qui vous propose toutes les informations nécessaires.

VI. Caméras embarquées et vol en immersion

Il existe plusieurs caméras utilisables pour ce type de modèle réduit. Les caractéristiques importantes sont bien sûr toutes celles liées à la qualité d’enregistrement (résolution, bitrate, capteur optique), mais aussi les caractéristiques pratiques (autonomie, format de fichier créé pour les vidéos, type et taille maximale des cartes mémoires supportées) et enfin les caractéristiques physiques de la caméra (taille et poids).

Je pense que la meilleure caméra (au niveau qualité/prix) actuellement disponible est la Flycamone V2, qui produit des vidéos en 640×480 à 28 images/secondes. La camera n’est pas très pratique à utiliser car on ne sait pas toujours si elle est vraiment en train d’enregistrer et elle pose problème avec certaines cartes SD, en particulier les cartes « noname » (sans marque) ou celles supérieures à 2Go qui ne sont tout simplement pas supportées… Par contre l’objectif orientable est une excellente idée, elle n’est pas très chère (environ 60€) et facile à trouver en France. Je réaliserai probablement un test complet de cette caméra dans un autre article.

Il existe d’autres caméras du même fabriquant (Acme) comme la Flycamone V1, la eco ou encore la V3 plus sophistiquée. Toutes sont décrites sur le site officiel. D’autres marques peut-être un peu moins connues, proposent des produits similaires comme la eDVR 5in1 dont vous pouvez trouver un test sur heli4.com.

Concernant le vol en immersion, vous pouvez par exemple utiliser la Acme FlycamOne V3 avec le kit de retransmission vendu en option…

Personnellement, j’ai tout simplement opté pour l’utilisation d’un téléphone mobile (Nokia N96) pour réaliser mes premières vidéos embarquées sur le Big Lama. En effet, malgré le poids important du N96 (plus de 130 grammes contre 37 grammes pour la Flycamone V2 et 17 pour la version « eco » !) le Big Lama parvient a s’élever dans les air sans trop de problème et il est même un peu plus stable lorsqu’il y a du vent. En revanche, n’espérez pas faire des vols nerveux avec car l’inertie est énorme, on sent que les moteurs sont un peu limites pour un poids si important… De plus, même en activant le mode « stabilisation vidéo » sur le N96, la vidéo tremble beaucoup et comme l’objectif n’est pas inclinable on ne peut que filmer le sol. Ainsi les vidéos ne sont pas très bonnes mais cette solution a l’avantage d’être gratuite lorsque, comme moi, on a un mobile qui traîne… Ce test avec le N96 a en tout cas le mérite de prouver que les moteurs du Big Lama sont vraiment puissants comparés au poids de l’appareil !

VII. La concurrence

Le Big Lama n’est pas le seul « birotor co-axial » de la marque : vous pouvez voir sur le site officiel de Esky la liste de tous les hélicoptères co-axiaux… Walkera est autre marque assez connue dans le domaine des hélicoptères radio commandés qui propose de nombreux modèles concurrents, comme vous pouvez le voir sur leur site officiel. Le Dragonfly 5-10 est aussi un bon choix… Vous pourrez éventuellement opter pour un CP (hélicoptères à pas variable) si vous estimez pouvoir apprendre avec un modèle bien plus compliqué à maîtriser, ou si à l’inverse les birotors vous font déjà peur vous pouvez tenter un FP (hélicoptères à pas fixe) mais là vous serez vite limité techniquement !

Conclusion

Je pense que le Big Lama est un bon choix pour débuter et apprendre à faire voler un hélicoptère radio commandé. Vous ne casserez pas tout à chaque fois en cas de crash, ne serez pas trop vite limités techniquement et pourrez faire évoluer l’appareil en achetant des pièces améliorées, transformant petit à petit l’hélico en version « extrême »… De plus, son poids et la puissance de ses moteurs lui permettent de voler avec un vent inférieur à 10km/h, ce qui n’est pas si mal… Je suis pour l’instant assez satisfait de ce Big Lama et posterai d’autres vidéos dans les semaines ou mois à venir…