Test du boitier externe USB2.0 + eSata A.C.Ryan Alubox
Mon boîtier externe m’a lâché récemment : le disque n’est plus alimenté, comme si le boîtier n’était pas branché sur secteur… J’ai donc décidé d’en acheter un nouveau et ma carte mère Asus P5B-Deluxe disposant d’un port eSata, j’ai pris un boîtier proposant cette fonction… Il s’agit d’un 3,5″ de marque A.C. Ryan sans ventilateur.
Marque et modèle.
A. C. Ryan est une marque pas très connue qui est spécialisée dans le stockage : câbles Sata/IDE, adaptateurs PCI/eSata et surtout boîtiers externes USB, eSata, ethernet, etc. Le modèle que j’ai pris est un boîtier externe pour disques durs 3.5″ IDE et SATA disposant d’une interface USB 2.0 et eSata. Niveau caractéristiques, il n’y a pas grand chose d’autre à dire, mis à part la taille et le poids : 205 x 125 x 30mm pour 545g. Pour comparer, un disque interne 3.5″ mesure 145 x 100 x 23mm. On peut le poser couché ou debout grâce au pied fourni.
Déballage.

A la lecture du manuel, grosse déception : la fonction eSata ne peut-être utilisée qu’avec des disques durs Sata et IDE… Ca peut paraître évident mais sur le descriptif de Pc-look (et sur celui du site officiel A.C.Ryan) il est clairement indiqué qu’on peut brancher les disques IDE et Sata en eSata (entre temps, j’ai écris à pc-look pour qu’ils mettent à jour leur descriptif. Ils m’ont aussi demandé si je voulais renvoyer mon boîtier du coup…) Mais bon c’est pas grave, j’ai quand même réussi à trouver un disque Sata pour tester [merci à LDLC qui m'en a prêté un !]
A l’arrière, des diodes s’illuminent en bleu lorsque le disque est allumé et en violet lorsqu’il on lit/écrit dessus :
Montage du disque.
L’installation du disque dur se fait de manière assez simple : on enlève les deux vis qui tiennent le boitier fermé puis on effectue les branchements selon le type de disque à installer.

… de le visser au « rail » et d’insérer le tout dans le boîtier, sans oublier de brancher le câble pour avoir les diodes lorsque le disque est branché.
Le disque n’est pas très protégé des chocs dans ce boîtier mais bon il est tout de même vissé à un rail et donc immobile à l’intérieur du boîtier. De toutes façon un boîtier avec un design pareil n’est pas destiné à recevoir des chocs tous les jours…
Tests de débit.
Afin de vérifier si l’eSata est vraiment mieux que l’USB, j’ai procédé à quelques tests de débits : copie d’un fichier de 1.4Go puis copie de 1.4 Go répartis en 1000 fichiers. De plus, j’ai lancé quelques mesures de performances avec HDTune. Pour utiliser la fonction eSata, j’ai dû utiliser un disque SATA : un Maxtor DiamondMax 10 de 100Go. J’ai tout d’abord branché ce disque en SATA (donc en interne) pour avoir une idée sa vitesse maximale, puis en eSata et enfin en USB 2.0. Les résultats sont les suivants :
(l’unité pour les ordonnées est le Mo/s)
La même différence de débit entre eSATA et USB est relevée avec ce logiciel qui confirme que l’eSATA est aussi rapide que la connectique SATA…
Il n’y a aucun doute, l’USB est très lent par rapport au eSATA qui lui est aussi rapide que si le disque était branché en interne. L’USB 2.0 est presque deux fois plus lent que l’eSATA et en plus cette connectique consomme deux fois plus de ressources processeur que l’eSATA (même si ça se limite à 10% sur mon Core2Duo E6400…).
L’eSATA est donc une connectique de qualité qui permets d’utiliser ses disques à 100%. Le problème est que celle-ci ne fonctionne qu’avec les disques en SATA (un peu logique, n’est-ce pas A.C.Ryan qui écrit clairement le contraire sur son site…). D’où l’intérêt de posséder un boîtier USB2.0/eSATA qui gère les disques IDE et SATA afin d’allier compatibilité et performances, ce qui est le cas de ce boîtier. De plus, je trouve qu’il a un design assez réussi et il ne coûte que 33.50€ chez pc-look soit pas beaucoup plus que le moindre boîtier « noname » en USB2.0 !
Le seul défaut que j’aurais à émettre à propos de ce boîtier est le fait qu’il garde énormément les traces de doigt…
Tags: disque dur










