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Test de l’APN Panasonic DMC-FZ18


Comme tout les appareils high-tech, les APN (Appareils Photo Numériques) évoluent rapidement. Quoi de plus normal que de renouveler le sien au bout de deux ans et quelques 8000 photos… C’est ce que j’ai fait récemment en achetant un appareil bridge (donc situé entre les compacts et les reflex). Il s’agit du Panasonic DMC-FZ18 dont je vais présenter les caractéristiques avant d’étudier ses performances et la qualité de ses clichés. Mais tout d’abord, une petite présentation de la marque et de son catalogue d’appareils photos s’impose.

1. Présentation de la marque Panasonic et de ses produits.

Panasonic (groupe Matsushita) propose de nombreux produits pour le grand public et les professionnels. Mais ce sont les appareils photos qui nous intéressent dans cet article. Et le catalogue APN de la marque est assez fourni :
En compact, le choix va du DMC-LS80, un compact de 8Mpixels, zoom optique x3 avec stabilisateur optique avec un écran de 2.5″, le tout pour tout juste 100€, au dernier modèle haut de gamme, le DMC-FX500, doté d’un écran tactile de 3″ avec réglage automatique de la luminosité, d’une optique LEICA « ultra grand angle » de 25mm avec un zoom x5. Le capteur de 10.1Mpixels permet la capture de vidéos avec une résolution de 1280×720. Cet appareil compact manuel est disponible à un prix de 330€. Un autre appareil haut de gamme intéressant, le DMC-TZ5 qui propose un impressionnant zoom x10 accompagné d’un grand angle 28mm. Cet appareil doté d’un écran de 3″ se négocie environ 280€ actuellement.
Passons maintenant à la catégorie d’appareils qui nous intéresse aujourd’hui : les bridge. Cette catégorie comprend des appareils se situant, tant par l’encombrement que par les prix ou les performances, entre les compacts et les reflex. Bien que permettant un bon compromis entre les (relatives) mauvaises performances des compacts et les prix élevés des reflex, la famille des bridge est peu représentée au sein des catalogues constructeurs; la preuve, celui de Panasonic ne comprend que deux réferences, le DMC-FZ8 et le DMC-FZ18. Ce dernier est en fait le remplaçant du FZ8 (même si les deux continuent d’être vendu afin d’occuper le marché sur tous les segments de prix). Voici les caractéristiques principales du FZ8 :
- Ecran 2.5″;
- Pixels effectifs : 7.2 Megapixels;
- Taille de capteur : 1/2.5 « ;
- Zoom optique : x12;
- Focale : 36-432mm;
- Sensibilité maximum : 3200ISO
- Prix actuel : 200€.Voici celles du FZ18 :
- Ecran 2.5″;
- Pixels effectifs : 8.1 Megapixels;
- Taille de capteur : 1/2.5 « ;
- Zoom optique : x18;
- Focale : 28-504mm;
- Sensibilité maximum : 3200 ISO
- Prix actuel : 270€.

Le FZ18 est clairement une simple mise à jour du FZ8, en améliorant principalement l’optique (qui est stabilisée, bien sûr) qui devient beaucoup plus polyvalente : grand angle et zoom x18 à la place de x12, et ce pour 70€ de plus. Alors bien sûr, on note aussi le passage de 7.2 à 8.1 Mpixels mais ce n’est pas forcément le plus important, tout comme le léger gain d’autonomie (qui passe de 380 à 400 avec la même batterie). Bien sûr les deux appareils sont dotés de nombreux modes manuels, automatiques, etc. que nous verrons après ces quelques photos de « l’open box ».

2. Open box : les photos.

La boite, très sobre, et son contenu...

La boite, très sobre, et son contenu...

La boite, très sobre, et son contenu...

L'appareil, plutôt imposant quand on a l'habitude des compacts, met en évidence son zoom x18.

L'appareil, plutôt imposant quand on a l'habitude des compacts, met en évidence son zoom x18.

3. Premières impressions : finitions, packaging et prise en main.

Comme je l’ai dis précédemment, l’appareil est plutôt imposant lorsque l’on est habitué aux compacts. Cependant, il n’est pas plus gros qu’un S5 IS de chez Canon pour le comparer à un concurrent direct. De plus, il se tient bien en main grâce à la volumineuse poignée qui est plutôt bien placée. La molette en métal comportant 14 positions est bien placée pour se tourner avec le pouce droit, même si l’on tient l’appareil qu’avec la main droite. Le bouton de prise de vue, la molette pour le zoom ainsi que les quelques boutons (réglages de focus et exposition manuels/automatiques) se contrôlent, quant à eux sans problème avec l’index, toujours en tenant l’appareil à une main. En revanche, les boutons à droite de l’écran sont plutôt difficiles d’accès lorsqu’on utilise l’appareil que d’une main, en particulier ceux situés en bas, c’est-à-dire les touches directionnelles et la touche de menu. Le « mini stick » est assez pratique à utiliser et peu se manier sans problème avec le pouce, tout comme le bouton permettant de verrouiller le focus et l’exposition ainsi que le commutateur LCD/EVF (viseur ou écran). Enfin, une seule commande se situe à gauche de l’appareil, c’est le bouton permettant de déployer le flash (qui ne se déploie pas tout seul, même en forçant le flash via le menu (pratique pour être certain de ne pas l’utiliser par mégarde)). En parlant déploiement du flash et pour passer à la rubrique finition de l’appareil, je dirais que le ressort qui déploie le flash est un peu trop tendu : ça se déploie très vite, à tel point qu’on à l’impression que le mécanisme va casser mais ce n’est heureusement pas le cas. D’un point de vue général, le boitier fait très « cheap », c’est-à-dire boîtier bas de gamme fait de plastique de qualité moyenne. Le toucher n’est en effet pas très qualitatif mais finalement les finitions sont relativement correctes, rien ne dépasse et tout est correctement ajusté. De plus, l’optique entourée de métal brossé est du plus bel effet et semble solide. Enfin, la poignée dispose d’un revêtement de type caoutchouc qui semble plutôt efficace pour améliorer la prise en main tout en étant bien assemblé au reste de l’appareil.
Pour terminer ce chapitre, le « packaging » est classique : une lanière pour passer autour du coup, un cache/protège objectif, un bon paresoleil, un minuscule chargeur (dépourvu de tout cable et avec adaptateur pour prises électriques américaines), les deux câbles propriétaires permettant de brancher l’appareil en USB et à une TV via une prise RCA (composite). Bien sûr, un cd de pilotes accompagne l’appareil mais aussi, et c’est plus intéressant, un logiciel de retouche de fichiers raw : silkypix.

Ergonomie / Finitions / Packaging
+ Les boutons utiles pendant les prises de vue sont bien placés
- Les boutons pour la navigation dans les menus nécessitent de tenir l’appareil à deux mains
+ Bonne finition, métal du plus bel effet autour de l’optique, poignée en caoutchouc
Pare-soleil fourni mais pas de sacoche de protection ou transport, ni de carte mémoire (27Mo internes à la place)
- Aspect « cheap » du plastique utilisé pour le boîtier

4. Menus et modes de prise de vue.

1) Automatique

Commençons le tour des modes de l’appareil par le menu « iA », c’est-à-dire le mode automatique. Celui-ci choisit tout seul les bons paramètres (focus, exposition, focale, etc.) pour assurer le meilleur cliché possible. Ca marche dans la plupart des cas et les résultats sont assez bons mais dès qu’on veut un rendu bien précis (une sur-exposition de la photo ou un flou « artistique » par exemple) il faut passer en mode manuel. Le mode automatique se contente en fait d’ajuster différents paramètres en fonction de ce que vous prenez en photo. Lorsque c’est possible, l’appareil détecte un mode scène et le charge automatiquement (par exemple un visage détecté au premier plan lorsque tout l’arrière plan est très sombre et vous passez automatiquement dans le mode portrait nocturne, etc.). Comme je l’ai dit plus haut, le rendu est la plupart du temps assez bon tant que vous n’êtes pas dans des conditions difficiles (peu de lumière sans flash par exemple). La détection des scènes est parfois impressionnante : cadrez la tour Eiffel et le mode architecture est automatiquement chargé, permettant de faire le focus sur la tour et non sur le ciel derrière et ce, même si la tour n’est absolument pas au centre de la photo… Une vidéo montrant la détection de visage est disponible ici, en attendant de pouvoir l’héberger ailleurs. L’appareil peut détecter plusieurs visages, qu’ils soient de profil ou de face et même en mouvement. L’icône de sélection de scène passe automatiquement du mode « iA » au mode « portrait » si un visage est détecté. Cette modification d’icône est visible dans la vidéo.

Ici, le mode "architecture" est chargé automatiquement en mode iA

Ici, le mode "architecture" est chargé automatiquement en mode iA

Pas de problème avec les photos en extérieur, de jour...

Mais parfois, selon la luminosité certains problèmes de luminosité/contraste peuvent apparaître en mode automatique :

Ici, les arbres sont beaucoup trop sombres...

2) Scènes

Dans l’ordre que la molette de sélection du mode propose, il y a le mode « portrait » qui se décompose en 5 sous-modes : normal, grain de peau, extérieur, intérieur et créatif. Le grain de peau change légèrement le rendu des couleurs, l’intérieur gère le flash en automatique et le créatif propose de régler manuellement la focale. Tous les sous-modes permettent l’ajustement de l’exposition (de -2eV à +2eV par pas de 1/3eV). Tout cela est bien entendu couplé à la détection des visages qui fonctionne plutôt bien…

Le mode paysage propose 4 sous-modes : normal, nature, architecture et créatif. Chacun permet l’ajustement de l’exposition comme pour le mode portrait et le créatif permet, en plus, de choisir le temps d’exposition de 1/2000 à 8 secondes et la zone d’autofocus.

Le mode sports se compose aussi de 4 sous-modes : normal, intérieur, extérieur et créatif. Ce dernier permet les mêmes réglages que le mode paysage à savoir exposition, temps de pose et zone d’autofocus.

Le mode portrait nocturne qui propose lui aussi 4 sous-modes est un peu plus varié : il propose un sous-mode portrait nocturne, qui se rapproche du portrait mais avec flash forcé; paysage nocturne qui se rapproche lui du paysage mais avec gestion automatique de la focale, de la sensibilité ISO et du temps d’exposition, seule la zone d’autofocus et la compensation d’exposition sont laissés manuels. Ce sont d’ailleurs les mêmes réglages en manuels et en automatiques dans le sous-mode « illuminations » qui doit, en plus gérer les paramètres automatiques de façon à rendre correctement de multiples sources de lumière sur fond sombre. Enfin, un mode créatif permet de contrôler manuellement l’ouverture de la focale, de 2.8 à 8.

Vient ensuite le mode scène qui regroupe pas moins de 14 sous-modes ! Nourriture, fête, lumière bougie, crépuscule (adapte le rendu des couleurs pour un résultat le plus fidèle possible), haute sensibilité (qui propose de choisir une résolution inférieure (2 ou 3Mpixels) pour monter encore plus en ISO), bébé1, bébé2, animal domestique (3 modes qui permettent d’assigner un âge et un nom pour les photos prises dans ces modes), panoramique (pour les sujets se déplaçant rapidement avec fond flou), ciel étoilé (rend correctement les tons très sombres), feu d’artifice, plage (évite la sur-exposition à cause du soleil), neige (adapte le rendu des couleurs pour un résultat le plus fidèle possible), photo aérienne.

Le nombre de mode scène est assez élevé mais finalement les appareils sortis en 2008 -et même les compacts- proposent tous de nombreux modes scène. Ceux que j’ai testé se révèlent assez performants et permettent au moins de se faire une idée des réglages à adopter si l’on veut refaire un cliché en mode manuel. J’ai particulièrement apprécié le mode crépuscule, panoramique et feu d’artifice.

3) L’utilité des modes manuels

Parce que certains clichés ne peuvent être rendus par un mode automatique et parce que les scènes, bien que nombreuses ne couvriront jamais la totalité des conditions de prise de vue possibles, le mode manuel est primordial pour obtenir certains clichés comme celui-ci :

Une légère surexposition volontaire et un flou de bougé pour laisser apparaître les traînées des feux des voitures...

Une légère surexposition volontaire et un flou de bougé pour laisser apparaître les traînées des feux des voitures... Temps d'expostion : 4 secondes; Sensibilité : 100 ISO; Focale : F/2.8; photo prise à 22h45 en été.

4) Exposition manuelle

Ce mode permet de régler la focale (pour rappel, de 2.8 à 8) ainsi que le temps d’exposition et la zone d’autofocus. Comme dans tous les modes, on peut repasser en focus manuel via un simple bouton. Les réglages de focale et d’exposition se font grâce au petit stick en haut à droite de l’écran LCD. Ce stick est, comme je l’ai dit dans la partie « ergonomie » assez accessible du pouce même lorsqu’on tient l’appareil qu’à une main. Il est dommage que ce mode « exposition manuelle » ne permette pas le réglage manuel de la compensation de l’exposition ! En effet, impossible de faire varier, comme dans la plupart des autres modes, l’exposition de -2 à 2eV… Un comble pour un mode qui aurait finalement dû s’appeler « exposition automatique »…

Les modes manuels permettent de nombreux rendus différents d'une même scène...

5) Priorité vitesse & priorité ouverture

Ces modes semi-manuels permettent respectivement de régler le temps d’exposition et la focale (2.8 à 8). Les deux modes permettent de faire varier l’exposition de -2 à 2eV.

6) Programme AE

Ce mode permet de passer rapidement du mode auto-exposition à un mode manuel. Ce programme me semble peut utile dans la mesure où l’on peut parfaitement faire la même chose dans un autre mode (sauf le mode automatique).

Modes de prise de vue
+
Modes semi-automatiques intuitifs

- Aucun mode totalement manuel permet de contrôler à la fois le temps d’exposition, la compensation de l’exposition, la focale et le focus…

7) Qualité des photos

Je ne suis pas un expert en photo mais le rendu du Panasonic DMC-FZ18 est tout à fait correct : couleurs variées et naturelles (attention au mode choisi tout de même), bon piqué, grand angle et zoom ne déforment pas trop les sujets. Un point noir cependant concerne les franges importantes qui apparaissent lors de trop fort contrastes, comme l’une des photos ci-dessus l’atteste. Voici d’ailleurs quelques clichés supplémentaires vous permettant de juger de vous même des capacités de cet appareil :

Mode scène "feu d'artifice" : 100 photos en rafale, aucune loupée...

Un flou de bougé obtenu par une pose longue et un mouvement à la même vitesse que le sujet en mouvement permettent d'obtenir une certaine impression de vitesse...

Ici, un sujet à plus de 250km/h figé, presque net mais un peu trop flou tout de même : les limites de l'appareil ?

8) Vidéo

Après le mode scènes se trouve le mode vidéo qui permet la capture en 640×480 @30FPS (à 30 images/seconde) ou en 848×480 @30FPS (donc en 16/9). On peut aussi sélectionner des qualités inférieures (10FPS et/ou 320×240). Le résultat est correct mais sans être exceptionnel. Quelques vidéos que j’ai capturées, non compressées ni retouchées sont disponibles ici (j’essaierai de les héberger ailleurs lorsque j’aurai un hébergement plus rapide). Si le résultat est correct -sans être exceptionnel-, il manque cependant plusieurs fonctionnalités importantes au mode vidéo.
Tout d’abord, l’impossibilité de mettre en pause la capture de la vidéo : on peut seulement stopper. Même mon Nokia N95 8Go propose cette fonction… Ensuite, l’impossibilité de capturer une photo pendant la capture d’une vidéo : obligé de stopper la vidéo, de prendre la photo puis de recommencer une enregistrement. Même un appareil de plusieurs années (tel le Canon S2IS) propose cette option… Même si on ne peut pouvait prendre une photo qu’en mode automatique en 3 ou 5Mpixels, ce serait déjà ça mais non, rien du tout… Enfin, j’ajouterai une critique personnelle quant au format de capture des vidéos qui est Quicktime (.mov) : pourquoi ne pas choisir le format avi qui est le plus répandu et le plus compatible (en particulier avec les logiciels d’édition vidéo et les PMP). Et pourquoi pas le format divX qui permet une compression bien meilleure des vidéos (car le .mov prend ici autant de place que des vidéo avi non compressées, soit environ 1Mo/s en 640×480@30FPS si les couleurs sont bien variées au sein de la vidéo) ?

Vidéos
+
Autofocus pendant la vidéo et auto-exposition rapide

Résolution des vidéos : de plus en plus d’appareils montent jusqu’à 1280x…
- Impossibilité de zoomer ou prendre une photo pendant la capture des vidéos
- Fichiers .mov, taille des fichiers

5. Débit d’écriture, rafales, performances générales.

1) Rafale lecture/écriture sur la carte mémoire

Comme quelques graphiques sont plus explicites que de longs paragraphes, voici immédiatement des mesures de performances en rafale relevées avec le Panasonic DMC-FZ18 :

Quelque soit le mode et les paramètres sélectionnés, le FZ18 plafonne à 2 photos par seconde mais cette cadence tombe à 1.2 photo par seconde en conditions « réelles ». Avec le flash, on peut prendre une photo toutes les 2 secondes et en mode raw+jpeg il faudra se contenter d’une photo toutes les 3 secondes, ce qui n’est pas si mal finalement car le raw+jpeg en 8Mixel, cela pèse lourd. Voyons d’ailleurs la taille moyenne des photos selon les paramètres sélectionnés :

Si le poids des photos dépend évidemment de la résolution choisie (le passage de 3 à 8Mpixels multiplie entre 2 et 6 fois la taille des photos !), il apparaît qu’étant donné le principe de compression jpeg, lorsque la photo est composée de nombreux pixels de même couleur (par exemple une photo sous exposée quasiment toute noire) le poids diminue beaucoup : il peut être divisé par 3 ou plus ! Enfin, en moyenne les photos en plus haute qualité font un peu plus de 3Mo alors qu’elle n’en font que 1.3 en 3Mpixels. Bien sûr, si vous n’avez pas une grosse carte mémoire (4 ou 8Go), il ne faudra pas être trop gourmand avec le mode raw+jpeg qui porte à presque 6.5Mo la taille de chaque cliché !

Terminons ces mesures avec un graphique permettant de savoir quelle carte mémoire utiliser pour ne pas brider le Panasonic FZ18 en rafale ou en raw + jpeg :

Ce graphique nous apprend que n’importe quelle carte fournissant un débit en écriture d’au moins 5Mo/s suffit. Une carte plus rapide sera sous-exploitée par l’appareil lors de la capture de photos mais des débits plus élevés pourraient tout de même s’avérer utiles que pour décharger la carte plus rapidement sur un pc. Toutefois, si vous désirez copier le contenu le plus vite possible sur votre ordinateur, il ne faudra pas brancher directement l’appareil photo au pc car les transferts sont d’une lenteur inimaginable : moins 0.5Mo/s en écriture (soit 10 fois moins vite que la vitesse d’écriture lorsqu’on prend des photos raw+jpeg ! Heureusement, il est rare qu’on ait besoin de copier des fichiers sur l’appareil photo) et 0.75Mo/s en lecture (donc lors de la copie de photos de la carte vers le pc). Pour comparaison, ma carte SanDisk Extreme III SDHC 4Go et son lecteur de carte fourni avec permettent des débits d’environ 17Mo/s en lecture et 8Mo/s en écriture. Mais je testerai ce lecteur de carte, cette carte et d’autres dans un prochain article.

2) Contenu du CD fourni

Le CD du Panasonic FZ18 contient quelques logiciels intéressants qui méritaient d’être mentionnés dans ce test, voilà pourquoi je mets à jour l’article pour y inclure cette partie.
Tout d’abord, on trouve le très classique Adobe Reader nécessaire pour lire le manuel au format PDF inclus lui aussi dans le CD. Très classiques aussi, les pilotes USB pour se servir de l’appareil sous Windows 98… Passons maintenant à quelques logiciels un peu plus intéressants :
- ArcSoft PanoramaMaker permet comme son nom l’indique de créer des panoramas à partir de photos jpeg ou raw. MedialImpression permet d’imprimer les photos de façon plus intuitive;
- Lumix Simple Viewer qui permet comme son nom l’indique la visualisation des photos mais aussi l’impression et l’envoi par e-mail (ce genre de logiciel est livré avec la plupart des appareils photos numériques);
- Lumix PhotofunStudio Viewer est un logiciel plus avancé qui permet de naviguer de façon assez intuitive parmi les photos, les envoyer par mail, les imprimer (tout comme Lumix Simple Viewer qui est d’ailleurs inclu à PhotofunStudio Viewer) mais aussi les retoucher (rotation, recadrage, application de divers effets, etc.), les renommer, les classer par catégorie (par date, par appareil photo qui a pris la photo, etc.), etc. Toutes ces opérations étant possibles par lot, c’est-à-dire qu’il suffit de cocher toutes les photos auxquelles on souhaite appliquer une modification puis d’effectuer cette modification une seule fois et toutes les photos cochées sont modifiées. Bien que se limitant a des retouches basiques, ce logiciel n’est pas inutile : les 5 vues proposées (de la vignette au plein écran) affichent bon nombre d’informations comme les données exif, la catégorie à laquelle appartient la photo (à définir avant) ou divers commentaires…

Logiciel Lumix photo fun studio

Un des nombreux modes de vue proposé par Lumix PhotoFunStudio Viewer

- Silkypix est un éditeur d’images au format raw. En effet, ce format disponible sur les appareils reflex et bridge est spécifique à chaque constructeur d’apn et ne peut être modifié par n’importe quel logiciel de retouche photo. En revanche, le raw permet de modifier de nombreux paramètres sans dégrader l’image et Silkypix est, pour cette tâche vraiment bien conçu. Il permet de modifier de nombreux réglages (luminosité, contraste, couleurs, etc.) dont certains automatiquement (par exemple, le logiciel peut détecter automatiquement une luminosité trop forte et la diminuer afin de distinguer de nombreux détails invisibles auparavant car surexposés…) tout en gérant parfaitement le traitement par lot ce qui permet un énorme gain de temps.

3) Divers

Terminons ce tests avec diverses remarques à propos de cet appareil. Tout d’abord, la sortie TV est d’assez bonne qualité mais sur un écran HD la connectique RCA donne un résultat mauvais lorsqu’on est trop près de l’écran. Il faudra attendre le FZ28 qui disposera d’une connectique YUV (et filmera en « HD ») pour améliorer ce point. En parlant de l’affichage sur la TV, la petite « trappe » qui protège cette sortie est remarquablement bien faite, elle se ferme bien et semble solide.
Ensuite, si je n’ai pas mesuré avec précision l’autonomie de l’appareil il semblerait qu’on soit proche des spécifications du constructeur, soit 400 clichés dont un sur deux avec flash. Après de trop nombreux abus sur ce point, les constructeurs se sont mis à respecter une norme de mesure pour l’autonomie de leurs appareils et depuis, il est plutôt rare d’avoir des chiffres trop optimistes et c’est tant mieux !

Débits/performances/logiciels fournis/divers :
+ mode rafale correct, même si pas exceptionnel
+ logiciels fournis, en particulier Silkypix et PhotofunStudio Viewer
- débits de lecture/écriture lorsque branché en usb : sans lecteur de cartes, il vous faudra plus d’une heure 45 pour vider 4Go de photos !
- Silkypix impossible à mettre à jour (version 2.1 fourni mais la version 3.0 est payante : 140€ !)

Conclusion.

Selon l’usage qu’on en aura, on peut trouver cet appareil moyen ou très bon. Dans tous les cas on ne peut le trouver mauvais. A part peut-être si vous ne compter faire que de la vidéo tant ce mode est limité en fonctions pourtant présentes dans de nombreux appareils concurrents… Mais qui achèterait un tel appareil pour faire que de la vidéo ?
Lors d’un usage « classique », on apprécie la polyvalence de l’appareil, en particulier l’optique dotée d’un zoom 18x utilisable car correctement stabilisé mais aussi d’un grand angle toujours appréciable. Les performances (rafale, temps entre deux poses, écriture sur la carte, etc.) sont globalement assez bonnes sauf pour ce qui est de l’accès à la carte depuis l’ordinateur lorsque l’ont passe par l’appareil et pas par un lecteur de cartes. Il faudra donc probablement investir dans un lecteur de cartes mémoires comme celui qui sera proposé en test d’ici la fin du mois d’août sur ce blog…
Pour revenir au FZ18, mon point de vue après quelques semaines d’usage est plutôt positif (qualité des photos, réactivité, composition et richesse des menus, etc.) même si la sensibilité en faible lumière aurait pu être bien améliorée, tout comme les fonctions très limitées lors de la capture de vidéos ou encore le débit ridicule lorsque l’appareil est branché en USB pour récupérer les photos sur l’ordinateur. Pour résumer, même si ce n’est pas l’appareil parfait, je ne pourrais que le conseiller pour tous ceux qui veulent un appareil polyvalent en sortant des modes trop automatisés et photos trop pauvres des compacts, sans pour autant investir dans un coûteux reflex…
A noter toutefois que comme signalé sur clubic le 21 Juillet, Panasonic a déjà annoncé son FZ28, un nouveau bridge successeur du FZ18 ! Cela ne veut pas dire que le FZ18 ne sera plus un bon choix lorsque son petit frère sera disponible car les prix vont évidemment baisser (il est déjà disponible à moins de 300€ sur le net) pour laisser place à la relève, faisant du Panasonic DMC-FZ18 une très bonne affaire.

Guillaume Favez – has written 241 posts on this site.
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One Response to "Test de l’APN Panasonic DMC-FZ18"

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  1. [...] de notable. Toutes les mesures ont été faites avec des cartes formatées via un appareil photo (mon Panasonic DMC-FZ18 que j’ai testé dans ce précédent article) car lorsque je formate sous Windows, je rencontre quelques problèmes : Une carte mémoire de [...]

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