Archives: février 2009

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Test du Nokia XpressMusic 5800

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23 février 2009 at 0:06Catégorie:Tests



En téléphonie mobile, l’année 2008 a été marquée par l’arrivée en masse de produits tactiles. Pourtant, le leader du marché mondial, Nokia, n’était pas encore présent sur ce marché. C’est maintenant chose faite avec le Nokia 5800 qui, comme son nom l’indique, n’est pas orienté haut de gamme. Cependant, l’écran de 3,2″ associé à une résolution de 640x360pixels devrait permettre de tester la nouvelle interface tactile confortablement…

Caractéristiques

Écran : 3,2″ 16/9 en 640×360;
Dimensions : 111x51x15mm pour 109g;
Appareil photo 3,2Mpixels avec autofocus et double flash LED;
Capture vidéo en 640×480 a 30images/seconde;
Carte mémoire microSDHC 8Go (extensible jusqu’à 16Go);
Connectivité : Bluetooth, Wifi, GPS, 3G (HSPDA);
Lecture de fichiers audio/vidéos : MP3, WMA, AAC, AAC+, eAAC+, WMA, WMV, MPEG-G VGA 30img/s;
Accéléromètre et capteur de luminosité;
Batterie 1320mAh;

Photos et contenu du coffret

Voici le contenu du coffret du Nokia 5800. Ne sont pas présents sur cette photo (par oubli de ma part) le chargeur et la coque de protection dont la photo est ci-dessous.

La coque permet de protéger sans problème le mobile des rayures ou pressions sur l’écran.

L’écran est aussi large que celui du N95/N96 mais bien plus long… Le 5800 est (heureusement) plus fin que le N95 mais reste un peu épais.

En haut à gauche ci-dessus on peut voir l’emplacement pour le stylet. Sur la photo ci-dessous, on distingue la caméra frontale pour les appels en vidéo, le capteur de luminosité (utilisé pour adapter le rétroéclairage de l’écran à la luminosité ambiante et, plus original, désactiver l’écran lorsqu’on passe un appel pour éviter d’appuyer sur des touches avec l’oreille ou la joue : une très bonne idée !).

Ci-dessus, l’écran de « veille active » n’est pas sans rappeler celui des mobiles S60 3ème édition. Ce « bureau » est toujours aussi pratique mais il est dommage qu’on ne puisse personnaliser la position des différents éléments (qui peuvent être des raccourcis ou bien, et c’est une nouveauté, des contacts).

Ergonomie

L’ergonomie de ce mobile est un point très important car c’est le premier mobile tactile (mis à part un « test » il y a longtemps) de Nokia et si jamais il n’était pas encore au point -alors que Nokia est la dernière marque à se lancer dans le tactile- ce serait un gros coup dur pour la marque ! Heureusement, ce n’est pas le cas et le nouveau logiciel (le système d’exploitation Symbian S60 5ème édition) qui a été développé exclusivement pour une utilisation tactile est au point. Le large écran 3,2″ exploite bien cette nouvelle interface et la plupart du temps, vous n’aurez pas besoin de sortir le stylet qui se range au dos du mobile pour l’utiliser. Sauf lors de l’écriture au clavier numérique où les doigts sont un peu gros pour être certain d’appuyer sur la bonne touche : dans ce cas, l’utilisation au stylet est un peu plus rapide. D’ailleurs, l’utilisation du clavier est pour moi le seul point noir concernant l’ergonomie de ce mobile. Pour le reste, les trois touches « décrocher », « menu/retour » et « raccrocher » ainsi que les boutons latéraux « appareil photo », « volume+/volume- » et « verrouiller » sont assez classiques mais très utiles. Un peu plus originale mais aussi pratique, la « barre latérale » accessible en touchant le point tactile à droite de l’inscription « XpressMusic » est une barre de raccourcis permettant de lancer l’accès à la musique, l’appareil photo, le partage en ligne, le « centre vidéo » et enfin le navigateur Internet. J’ai trouvé les menus un peu plus clairs et simples que sur un Symbian S60 3ème édition (N95/N96 par exemple) mais cette impression est peut-être due au manque de certaines options (ce 5ème édition m’a paru moins complet que les précédents) comme les paramètres de connexion Internet (proxy/attribution d’ip manuelle en wifi, etc.). Bien sûr, l’utilisation générale du mobile est plus simple sur un grand écran comme celui-ci que sur un écran de 2,5″ : on voit plus d’information à la fois et on a moins besoin de défiler (pour trouver un contact dans le répertoire par exemple).

Voici deux vidéos pour vous faire une idée de l’utilisation du Nokia 5800 XpressMusic :

+ Interface pensée pour une utilisation tactile;
+ Vibrations (désactivables) à chaque pression sur l’écran;
+ Généralement, pas besoin d’utiliser le stylet;
+ « Media bar » pratique mais non personnalisable;
- Méthodes de saisie de texte : clavier virtuel plus pratique au style qu’au doigt;

Appareil photo

Inutile de faire durer le suspense très longtemps : l’appareil photo de ce Nokia XpressMusic 5800 est mauvais. Ce n’est pas tant les 3,2 Mpixels qui posent problème mais la taille physique du capteur : il est minuscule ! Ainsi, il a énormément de mal a capter la lumière et dès qu’on est en intérieur -même dans une pièce bien éclairée- et les photos sont très bruitées (présence de tâches bleues, violettes, rouges dans l’image) malgré la présence d’un flash double LED avec possibilité de le laisser allumé pendant les vidéos. Il n’y a donc vraiment qu’en extérieur que les photos et vidéos seront correctes…

L’autofocus est correct mais la luminosité est plutôt mal gérée.

A droite, une photo prise par le Nokia 5800 et à gauche par le N95 8Go. En extérieur, les couleurs sont naturelles et les photos sont équivalentes à ce que produit le N95 8Go mais avec un peu moins de détails dans les couleurs.

La photo de gauche a été prise par le N95 8Go et celle de droite par le 5800. Ouvrez les en plein écran et vous verrez que la différence est vraiment frappante : le N95 réalise des photos bien meilleures !

+ Bonnes couleurs en extérieur;
+ Possibilité d’allumer le flash en continu pendant la capture de vidéos;
+ Autofocus correct;
- Beaucoup de bruit numérique dès que l’éclairage n’est pas optimal;

Lecture de fichiers multimédia

Contrairement à l’appareil photo, la lecture de fichiers audio/vidéo est complète. Certes l’appareil n’est pas certifié DivX mais c’est son seul défaut. Le transfert via les logiciels pc fournis par Nokia est simple et tout est encodé comme il faut afin d’assurer la compatibilité maximale. De plus, l’accès aux fichiers est simple via de nombreux raccourcis et l’interface est assez jolie même si on est toujours loin du coverflow des Ipods… Enfin, le grand écran de 3,2″ est très confortable pour lire les vidéos (son ratio 16/9 est pour moi un atout même si certains n’apprécient pas) d’autant plus que sa résolution est plutôt élevée pour un appareil d’entrée de gamme. Le connecteur jack 3,5″ standard permet de brancher n’importe quel casque audio ou le câble  TV (fourni !) afin d’afficher photos ou vidéos sur n’importe quelle TV sans rien acheter en plus. Comme d’habitude chez Nokia, les outils de téléchargement de podcasts sont intégrés et se mettent à jour automatiquement (via wifi par exemple, pour aller plus vite et ne rien payer !). Pour couronner le tout, le 5800 est livré avec un tout petit socle qui, une fois replié s’attache au mobile comme une dragonne. Lorsque ce petit socle est déplié on peut y poser le mobile incliné à 60° environ afin de le poser sur une table et regarder des vidéos sans tenir le téléphone : très pratique dans le train !

Divers

La vitesse d’écriture en USB est d’environ 1,9Mo/s ce qui est correct même si bon nombre de concurrents sont capables de 2,5Mo/s et plus.

Un mot sur la finition : ce mobile est 100% plastique mais tout est parfaitement assemblé. Les coques s’emboîtent parfaitement et rien ne grince (en même temps, il n’y a aucun mécanisme -pas de slide ou de clapet- et que 3 boutons en façade donc heureusement que rien ne grince !).

La partie emails est assez bien réalisée puisque comme sur la majorité des smartphone, il n’y a plus besoin d’entrer tous les paramètres de connexion comme le serveur pop, smtp, etc. L’adresse email et le mot de passe du compte suffiront dans la plupart des cas pour paramétrer un nouveau compte mail.

Dans la liste des nouveautés intéressantes introduites par ce mobile et plus généralement le système S60 5ème édition, on peut ajouter la possibilité de programmer l’utilisation de certains modes (par exemple, silencieux de 8h à 18h) ou refuser un appel et éteindre la sonnerie en retournant le mobile.

Je n’ai pas pu tester en conditions réelles le GPS mais le fix (temps pour se positionner) est très rapide étant donné qu’il est aGPS (à n’utiliser qu’avec un forfait data illimité pour ne pas payer de frais supplémentaires).

La grosse batterie de 1320mAh compensera la surconsommation du mobile liée à la taille de l’écran. Ainsi, en utilisant le mobile « normalement », vous pourrez tenir sans problème 2 jours avant de le recharger. C’est à peu près équivalent à ce que sont capables les N95 et N96.

Encore un point positif avant de conclure : le 5800 est vendu avec une offre de téléchargement illimité de musiques sur la plateforme Nokia. Même si les morceaux sont encore sous DRM (verrous numériques que même Apple a abandonné) cette offre valable un an est un point positif selon moi. Ca rattrape un peu l’absence de logiciel GPS complet (il faudra payer 70€/an pour le guidage vocal).

Conclusion

Ce XpressMusic 5800 n’est pas un mobile haut de gamme. En atteste son capteur de seulement 3,2Megapixels par exemple. Mais l’écran tactile de 3,2″, le wifi, GPS et la carte de 8Go incluse font de ce mobile un bon compromis entre haut de gamme et prix modéré sans sacrifier les fonctions. En effet, il est sorti très récemment et est déjà disponible pour 300€ hors abonnement chez phone&phone. A ce prix, si pour vous le grand écran tactile est plus important que l’appareil photo, n’hésitez pas !

Enfin, la nouvelle interface tactile (Symbian S60 5ème édition) est assez réussie même si, selon moi, le clavier virtuel est encore perfectible pour une utilisation confortable sans stylet. On attend maintenant de la voir embarqué sur un produit haut de gamme. C’est pour bientôt avec le N97 qui sera testé dès que possible sur ce blog !

Test du Samsung Player Pixon (M8800)

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10 février 2009 at 20:17Catégorie:Tests



Après le succès du Samsung Player Addict, voici son petit frère : le Samsung Player Pixon. Moins orienté multimédia mais plutôt concentré sur la photo, le Pixon intègre un écran de 3,2″ tactile avec un capteur de 8 Mpixels et le tout avec moins de 14mm d’épaisseur ! On abandonne ici Windows Mobile pour retourner sur le système d’exploitation propriétaire Samsung, ce qui devrait permettre d’améliorer la réactivité et la simplicité d’utilisation au détriment des fonctionnalités. Après les caractéristiques et quelques photos, nous nous attarderons sur l’APN, l’utilisation de l’écran tactile et la lecture de musique et vidéos sur ce mobile.

I Caractéristiques

Système d’exploitation propriétaire;
Formats vidéos supportés : 3GP, MPEG4, divX;
Formats audio supportés : MP3, AAC, AAC+, e-AAC+, WMA, WMA+DRM;
Appareil photo : 8Mpixels, Flash Dual LED, autofocus;
Autonomie : En communication : 4h; En veille : 360h;
Poids : 122g;
Dimensions : 108×54,6×13,8mm;
Écran: 3,2″ tactile avec une résolution de 400×240;
Connectivité : Bluetooth, sortie TV;
Stockage : 200Mo inclus et une carte microSD 1Go fournie.

II Photos

La boite est très petite car tout y est bien rangé : le mobile, le cable USB propriétaire, des écouteurs intra-auriculaire avec un kit main libre, un stylet et une carte microSD avec adaptateur SD. Le mobile est tout en plastique sauf la coque arrière métallique. Voici la coque noire (une coque rouge et une bleue sont aussi fournies) :

Appareil photo ou téléphone ? Le Pixon est suffisamment fin pour être placé dans la catégorie des apn compacts. Un exploit pour un mobile intégrant un capteur de 8Mpixels !

De ce côté, on risque pas de le confondre avec un appareil photo. Par contre, il ressemble à beaucoup d’autres mobiles tactiles : 3 boutons sur le bas de la façade et tout l’espace restant occupé par l’écran qui mesure ici 3,2″.

Un design pas très recherché et assez classique mais le mobile est très bien fini. De plus, il est livré avec 3 coques métalliques : rouge, bleu et noir.

III Ergonomie & écran tactile : doigt ou stylet ?

L’utilisation du Player Pixon est simple : presque tout se passe via l’écran tactile car seulement 3 touches sont présentes sur la façade avant : décrocher, retour (ou menu) et raccrocher (qui retourne à l’écran de veille lorsqu’on a un menu ou une application lancés). Contrairement à de nombreux mobiles dotés d’un écran tactile, le Pixon se contrôle sans problème au doigt et le stylet fourni est totalement inutile, à moins éventuellement de ne pas vouloir salir l’écran avec les doigts. Ainsi, les menus, icônes et clavier virtuel sont suffisamment gros pour éviter toute erreur de manipulation liée à l’écran tactile. De plus, la navigation est fluide et la barre latérale contenant les widgets sur le bureau est pratique et bien réalisée. On peut l’afficher ou la masquer en un clic et un drag & drop (« glisser/déposer » pour les anglophobes) suffit à déplacer un widget sur le bureau, ce qui agrandit le gadget pour en afficher les détails.

Un seul point noir concernant l’ergonomie : la navigation dans les photos. En effet, lorsque l’on veut visionner les photos, on peut les voir en toute petite mosaïque en passant par le navigateur de fichiers (ce qui est long et peu pratique) ou bien en plein écran avec une navigation inspirée de l’Iphone. Seulement le passage d’une photo à une autre n’est pas forcément fluide et souvent on passe deux photos d’un coup sans le vouloir… L’accéléromètre est aussi utilisé pour faire défiler les photos mais c’est encore moins précis et afficher la photo suivante sans en faire défiler plusieurs se révèle encore plus compliqué qu’avec l’écran tactile ! Des mises à jours viendront peut-être corriger ces problèmes de réactivité et de précision.

L’accéléromètre est par contre bien utilisé pour basculer automatiquement entre les modes portrait et paysage. Par exemple, lorsque vous utilisez le clavier virtuel en portrait le mobile affiche un clavier numérique semblable aux claviers de la plupart des mobiles alors qu’en mode paysage le clavier sera au format azerty. Dans les deux cas, le clavier prend suffisamment de place pour que les touches soient assez grandes, afin de ne pas appuyer sur deux touches à la fois sans le vouloir.

+ Stylet inutile : tout se fait aux doigts !
+ Utilisation simple et agréable : menus clairs et réactifs
+ Clavier virtuel ni trop petit ni trop grand et automatiquement modifié grâce à l’accéléromètre
- Navigation dans la galerie de photo peu pratique et pas précise.

IV Appareil photo

L’appareil photo 8Mpixels prend des photos correctes, aux couleurs fidèles mais le flash n’est composé que de deux LED (et non de xénon comme « les vrais flashes ») et est donc peu puissant même si c’est un peu mieux qu’un grand nombre d’autres mobiles… Les photos deviennent donc assez bruitées lorsque la lumière est faible les réglages qui permettent de monter jusqu’à 3200 ISO ne font bien sûr qu’empirer les choses !

Le bruit apparaît dès que les conditions d’éclairage ne sont plus optimales : ci-dessus, la face la plus sombre de la boite est un peu bruitée.

A noter la présence d’un stabilisateur optique : avec un mobile aussi fin, c’est un petit exploit… Dans la pratique, cela permet de diminuer un peu la sensibilité ISO (car permet une pose plus longue sans flou de mouvement) et permet de ne pas trop bouger pendant que l’autofocus se réalise. Celui-ci est d’ailleurs assez efficace mais un peu lent. Pour ce qui est des fonctions et réglages (facilement accessibles car les menus sont plutôt clairs), ils sont assez nombreux : détection des visages, des sourires, flash anti-yeux rouges, panorama, nombreux modes « scène » etc. Le mode macro est aussi présent et fonctionne bien lorsqu’il y a suffisamment de lumière.

Le mode macro est plutôt convaincant pour un mobile. En revanche, la mise au point en faible luminosité est aléatoire :

Le flash LED est assez puissant mais reste inférieur à un flash Xénon.

L’enregistrement de vidéos se fait à une résolution maximum de 720×480 ce qui correspond à du classique 640×480 « étiré » en 16/9 afin de mieux correspondre aux écrans : c’est mieux que la plupart des mobiles concurents, d’autant plus qu’un mode 120 images/secondes en 320×240 est aussi proposé. La qualité est plutôt bonne mais comme toujours lorsqu’il y a peu de lumière tous les détails de l’image sont perdus dans le bruit numérique. De plus, l’autofocus semble assez limité et mieux vaut faire la mise au point lorsqu’on commence la vidéo.

+ Photos de bonne qualité, assez détaillées dans de bonnes conditions d’éclairage;
+ Capteur protégé lorsqu’il n’est pas utilisé;
+ Vidéos en 720×480 et présence d’un mode 320×240 à 120 images/seconde;
- Flash LED seulement : n’arrive pas au niveau d’un flash xénon;
- Photos et vidéos assez marquées par le bruit.

VI Lecture audio & video

Ce mobile, bien qu’orienté photo est compatible avec la plupart des formats audio et est même certifié divX. Cependant, la sortie casque étant propriétaire, il faudra obligatoirement utiliser l’adaptateur fourni; a moins de se contenter des hauts parleurs intégrés qui sont malheureusement assez peu puissants comparé à la concurrence… De plus, la navigation dans les pistes audio est peu pratique mais heureusement et comme toujours pour ce mobile : nul besoin du stylet.

Pour ce qui est des vidéos, le constat est plus positif : les divX sont lus sans problème et heureusement car le mobile est certifié divX ce qui implique un minimum de compatibilité avec ces formats. Dommage que l’écran possède une résolution si faible car les détails des vidéos seront moins visibles que sur un écran de 800×480 comme le Sony Ericsson Xperia X1 testé ici.

+ Compatibilité audio et vidéo (certification divX);
- Navigation dans les pistes audio peu pratique;
- Connecteur casque non standard;
- Faible puissance des hauts-parleurs intégrés.

VII Divers

Le Pixon intègre une puce GPS mais il n’est pas question de navigation : le GPS permet seulement de se situer avec Google Maps ou encore de « geotagguer » les photos, c’est-à-dire d’associer à chaque photo une position sur une carte. Dommage d’intégrer une puce GPS sans aucun logiciel pour l’utiliser pleinement.

Les widgets sont un aspect assez mis en avant sur ce mobile et il est vrai que la barre latérale présente sur la page d’accueil du mobile est assez pratique. En quelques clics on a accès aux derniers contenu du site l’équipe.fr, d’allociné ou encore la météo, etc. Le problème est que bon nombre de widgets ne s’actualisent pas automatiquement et il faut les ouvrir et actualiser manuellement afin de profiter des contenus les plus récents. Cela peut cependant être un avantage lorsque l’on ne dispose pas d’un abonnement data illimité ! Du côté des gadgets disponibles, une bonne quantité est installée par défaut et d’autres peuvent être téléchargés gratuitement sur Internet, le choix est donc conséquent.

+ Barre de gadgets assez pratique avec un assez grand choix;
- GPS utilisé qu’à moitié : pas de vrai navigation.

Conclusion

Malgré un design proche, ce mobile est totalement différent du Player Addict. Ici, pas de Windows Mobile complet et peu pratique à utiliser mais un OS basique, peu évolutif et des fonctions limitées mais bien plus facile à utiliser : vous n’aurez jamais besoin de stylet. Cependant, les menus permettant de lire les pistes audio et surtout ceux concernant la vision des photos auraient pu être améliorés car ils ne sont pas au niveau du reste. La barre latérale intégrant les widgets est esthétique et pratique à utiliser mais la plupart des gadgets ont du mal à s’actualiser automatiquement, ce qui lui fait un peu perdre de son utilité. De plus, il faudra forcément passer par la connexion 3G/3G+ car il n’y a pas de wifi… Dommage car sur un écran de 3,2″ il aurait certainement été assez agréable de surfer, malgré la résolution plutôt faible.

Enfin, le point le plus important de ce mobile est bien sur l’appareil photo numérique qui intègre de nombreux réglages et modes scènes. Il capture des photos de bonne qualité mais le flash est bien insuffisant dès qu’il fait sombre, comme tous les flash LED d’ailleurs. On aurait d’ailleurs préféré un capteur de 5Mpixels avec un flash xénon, les résultats auraient certainement plus convaincants. La vidéo en 720×480 est elle aussi de bonne qualité tant qu’on reste dans de bonnes conditions d’éclairage. Dans tous les cas, on n’est toujours pas au niveau d’un vrai appareil photo compact de 8 mégapixels mais le stabilisateur optique est encore une étape de franchie. Reste un peu trop de bruit, un flash xénon et un zoom optique à intégrer et on approchera réellement d’un vrai APN compact.

Test du Sony Ericsson Xperia X1

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2 février 2009 at 11:00Catégorie:Tests



Premier mobile Sony Ericsson tournant sous Windows Mobile, le Xperia X1 se démarque complètement des autres téléphones de la marque. En effet, le X1 ne fait pas partie des traditionnelles gammes de Sony Ericsson (Cxxx ou Kxxx ou encore Wxxx). De plus, ce téléphone qui embarque Windows Mobile 6.1 n’est pas fabriqué directement par Sony Ericsson mais c’est HTC qui s’est occupé de cette tâche, nous verrons donc plus loin si c’est réussi ou pas… Mais tout d’abord, voici les caractéristiques ainsi que quelques photos de ce mobile Sony Ericsson « hors normes »…

I Caractéristiques

Écran tactile 3″ WVGA : 800×480;
Clavier azerty en arc de cercle (le modèle testé est en qwerty);
Dimensions : 110x53x16.7mm;
Poids : 158g;
Système d’exploitation Windows Mobile 6.1 (inclut : Outlook, Office, Internet Explorer, Opera 9.5, Windows Media Player, Windows Live, Exchange, jeux 3D, …);
Musique, vidéo et radio FM;
Appareil photo 3.2MegaPixels;
Panels Xperia pour changer d’environnement;
Connectivité : aGPS avec WayFinder en version d’essai, Bluetooth, Wifi a/b/g;
Supporte les cartes microSD;

II Photos et finition

J’ai apprécié la finition du Sony Ericsson Xperia X1 qui m’a semblé excellente : la coque 100% métal, bien qu’alourdissant beaucoup le mobile, donne une impression de réelle solidité. Bien sûr ce n’est qu’une impression et je n’ai pas testé de lancer le X1 sur un mur pour tester…

Le clavier est incurvé, ce qui permet à l’écran d’être relevé lorsque le clavier est visible. On note sur les photos ci-dessus la présence d’un port mini USB standard : bonne surprise pour un mobile Sony Ericsson.

Nokia N95 8Go, Sony Ericsson Xperia X1, Samsung Player Pixon. Le X1 dispose d’un écran bien plus grand que le N95 mais plus petit que le Player Pixon.

Malgré son clavier alphanumérique complet, le X1 est tout de même un peu plus fin de que N95 8Go…

Les lignes du X1 sont originales et très bien réalisées. Enfin un design original et réussi !

III Ergonomie

L’ergonomie du Sony Ericsson est un vaste sujet. D’un côté Windows Mobile est complexe à utiliser, (en particulier l’accès à certaines options ou paramètres qui sont cachés dans de nombreux sous-menus) et d’un autre côté les menus Sony Ericsson consistant en un « skin » de Windows Mobile facilitent l’utilisation de ce mobile. En effet, les « XPanels » sont des skins assez réussis (bien que parfois un peu lents à charger : comptez 2 secondes pour passer de l’un à l’autre) qui mettent en avant certaines fonctions du mobile via de nombreux raccourcis. Certains sont fournis d’origine (celui avec des petites animations pour un environnement divertissant, celui orienté vers les services Google (recherche, Gmail, Maps, etc.), ou encore les XPanels « pro » affichant diverses applications et rendez-vous) et d’autres sont à télécharger, comme le XPanel Facebook qui est très bien réalisé et pratique pour les utilisateurs de Facebook. Pour en savoir plus sur les XPanels, vous pouvez vous rendre sur le site de Sony Ericsson consacré au X1 et regarder les vidéos à la fin de ce test. Mais ces XPanels ne suffisent pas à dissimuler les menus parfois trop compliqués ou illogiques de Windows Mobile.

De plus, ces menus ne sont généralement pas accessibles « au doigt » et seul le stylet permet vraiment de naviguer dans les menus… Comme alternative au stylet, il y a le « optical joystick » qui l’équivalent d’un « mini trackpad ». Si l’idée peut paraître bonne j’ai personnellement été peu convaincu par ce dispositif : lorsqu’on dispose d’un écran tactile de 3″, on n’a guère envie de faire défiler des pages avec un trackpad de quelques millimètres de côté !

Concernant le clavier azerty du X1, le constat est plus positif : pratique à utiliser (malgré un petit temps d’adaptation), assez complet et touches suffisamment en relief pour être facilement accessible sans appuyer sur 2 touches d’un coup. Par contre, n’espérez pas poser le mobile sur une table et utiliser le clavier comme avec un pc portable : lorsqu’on appuie sur une touche de cette façon, le mobile bouge trop et on ne peut donc l’utiliser autrement qu’en le tenant dans ses mains comme n’importe quel mobile. Cependant, si vous ne désirez pas utiliser le clavier du X1, il est toujours possible de faire apparaître un petit clavier virtuel alphanumérique utilisable, encore une fois, au stylet uniquement.

Les touches de menu font un peu « jouet en plastique » au milieu de tout le reste en métal mais sont assez pratiques à utiliser, tout comme les touches latérales permettant d’accéder à l’appareil photo et au réglage du son.

Enfin, un dernier mot concernant la rotation de l’écran : si le passage portrait/paysage se fait la plupart du temps assez rapidement lorsqu’on ouvre/referme le clavier azerty, il n’y a pas d’accéléromètre ou alors il n’est pas utilisé car la rotation portrait/paysage ne se fait pas automatiquement lorsque le mobile est incliné. Dommage d’être obligé d’ouvrir le clavier azerty pour utiliser le mobile en paysage !

+ Clavier azerty complet et pratique
+ XPanels sympas et prometteurs bien qu’un peu lents
- Mini trackpad inutile et peu pratique
- Pas d’accéléromètre

IV Photos & vidéos

Je ne m’attarderai pas trop sur la fonction appareil photo du Xperia X1 car le capteur 3.2 Mpixels (soit une résolution maximale de 2048 x 1532 pixels) du X1 n’est pas son plus gros atout. Les photos en extérieur sont plutôt bonnes mais l’autofocus est en revanche assez moyen. Concernant les photos de nuit ou en intérieur, l’absence de flash Xénon se fait ressentir et la portée du flash LED est comme toujours limitée à 2 mètres environ, d’autant plus que du bruit apparaît rapidement. Les vidéos sont quant à elles de qualité moyenne, surtout lorsqu’il fait sombre.

+ Qualité des photos et vidéos en extérieur
- Bruit assez présent en faible luminosité
- Flash limité

V Divers.

Le GPS fonctionne correctement, mais comme pour la plupart des mobiles aucun logiciel complet de navigation n’est fourni en version complète. Seul WayFinder en version d’essais et Google Maps permettront de tester le GPS.

Au niveau des connexions, le port mini USB non propriétaire (une première chez Sony Ericsson !) propose les modes synchronisation et périphérique de stockage de masse.  Au niveau des débits, il sera possible d’atteindre 2,5Mo/s en moyenne en lecture/écriture sur carte mémoire microSD. Le Wifi n’est pas très compliqué à configurer mais la gestion des proxies et paramètres IP (DHCP, attribution manuelle, DNS, etc.) est assez mal gérée et il faut sans cesse reconfigurer chaque connexion avant de surfer…

Le surf sur Internet est confortable grâce au grand écran tactile mais le stylet est presque obligatoire. Attention aux connexions automatiques en 3G/3G+ qui peuvent coûter cher lorsqu’on ne dispose pas d’un forfait illimité. J’ai trouvé surprenant qu’Opera Mobile soit fourni par défaut, en plus d’Internet Explorer Mobile évidemment. Les deux navigateurs ont chacun leur façon d’afficher les pages web et ma préférence va plutôt à Opera.

La lecture de fichiers multimédia ne pose aucun problème dans la mesure où Windows Media Player est installé par défaut et d’autres logiciels (par exemple permettant la lecture DivX) sont disponibles pour Windows Mobile.

Concernant l’autonomie, le X1 est plutôt au-dessus de la moyenne des smartphones : en n’abusant pas trop du Wifi et des photos/vidéos ou la lecture audio, la grosse batterie de 1500mAh devrait tenir sans problème 2 jours.

Afin de compléter ce test, voici une longue vidéo en deux parties du Sony Ericsson Xperia X1 :

Conclusion

Face à des concurrents comme le HTC Touch HD, les Nokia N96 et futur N97, le X1 se distingue par son design et sa finition mais pèche par un Windows Mobile encore trop lourd/complexe et les XPanels, bien que sympathiques, n’y changent pas grand chose. Pour 600€, le X1 aura ainsi bien du mal à s’imposer face à un N96 à moins de 500€ ou encore un Touch HD à 570€ environ.