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Test Nettop Asrock ION 330

Un commentaire

5 novembre 2009 at 2:07Catégorie:Comparatifs | Tests



Avec la baisse de prix constante du matériel informatique, il est de plus en plus courant de posséder plusieurs ordinateurs dans chaque foyer. Parmi les nouveaux usages, on trouve les PC Home Cinema, aussi appelés PCHC ou media Center. Jusqu’à maintenant, ceux-ci souffraient de plusieurs défauts liés à la lecture de médias en haut définition : d’une part un prix assez élevé en raison de la configuration assez puissante requise pour de tels fichiers, mais aussi un boîtier assez encombrant pour dissiper de tels composants et enfin bruit et consommations eux aussi liés à la puissance requise pour la lecture de vidéos en HD.

Grâce à Nvidia, la situation a changé :  le chipset Nvidia 9400M assure la lecture de vidéos Full HD en sollicitant très peu le petit processeur Intel Atom auquel il est associé. Petit, peu puissant, oui ! Mais tout de même Dual Core ! En effet, l’Atom a bien évolué depuis les premiers EeePC : en plus de la légère montée en fréquence, le passage au dual core est assez perceptible, surtout sous Windows Seven.

I Caractéristiques

Processeur : Intel Atom 330 Double Cœur @1,6Ghz;
Mémoire RAM : 2 Go DDR2 800Mhz;
Disque dur : 320 Go 2,5″ @5400rpm;
Lecteur / Graveur Slim : CD/DVD CD-R/RW, DVD+R/+RW, DVD-R/RW;
Carte graphique : Chipset Nvidia Geforce 9400 Mobile;
Carte son Intégrée;
Sorties vidéos : VGA, HDMI (adaptateur HDMI->DVI fourni)
6 ports USB, 1 port Ethernet Gigabit

II Photos

Nettop AsRock ION 330

Le carton du PC, assez compact. Ci-dessous, plus intéressant : le PC. Lui aussi est très compact car son volume est d’environ 2.5L.

Asrock Nettop Ion 330

Voici le contenu de la boîte de ce PC  à peine plus gros qu’une Wii :

Contenu boîte Nettop AsRock ION 330 Nettop AsRock ION 330

A l’intérieur de la boîte, on a donc le PC, l’alimentation (qui est donc externe), un adaptateur HDMI vers DVI ainsi qu’un CD, un guide de démarrage et un support souple (comme un tapis de souris) pour poser le PC dessus.

Passons maintenant à l’intérieur même du PC :

Asrock Nettop Ion 330 démonté

Le Nettop Ion 330 vu de l’intérieur : un seul petit ventilateur est chargé de faire circuler l’air dans le boitier. Heureusement que le couple Atom + Nvidia Geforce 9400M ne chauffent pas trop…

Asrock Nettop Ion 330 démonté

III Tests

L’ensemble des tests ont été réalisés sous Windows Seven 64bits en version finale car Windows Vista est un peu trop gourmand pour une petite configuration à base d’Atom et Windows XP est clairement dépassé. Il est toutefois possible d’utiliser une distribution Linux dans le cadre d’une utilisation Home Cinema, certaines sont même développées dans ce but. Dans certains des tests qui suivent, j’ai overclocké le processeur à 2.0Ghz. En fait, le BIOS permet d’overclocker jusqu’à 2.1Ghz mais le PC n’était plus stable à cette fréquence. Par contre à 2Ghz, aucun soucis. Le bruit émis est bien sûr plus important et peut devenir dérangeant dans une pièce silencieuse. Mais dès qu’il y a de la musique ou un film en lecture (après tout, ce PC est fait pour ça !), on l’oublie !

Lecture de vidéos HD

J’ai testé la lecture de plusieurs vidéos HD téléchargées depuis le site de Microsoft, dont celle-ci en Full HD (1920×1080), celle-ci en 720p (1280×720) ou encore celle-ci qui est simplement magnifique ! Afin de comparer le pourcentage d’utilisation du processeur lors de la lecture de telles vidéos, j’ai testé les mêmes vidéos sous Windows Seven sur un MacBook intégrant le même chipset graphique, c’est-à-dire une Geforce 9400M mais un Core 2 Duo @ 2,0Ghz à la place de l’Atom 1,6Ghz.

Test de consommation CPU du Nettop AsRock ION 330

Les résultats sont assez similaires lors de la lecture de vidéos SD, c’est-à-dire que la lecture est parfaitement fluide sur les deux machines et le processeur n’est utilisé qu’à environ 10-15% de ses capacités. Lors de la lecture de vidéos HD 720p, le pourcentage augmente pas mal sur le MacBook malgré son Core2Duo : on passe à presque 20 % des ressources utilisées. Sur le Nettop d’Asrock, le processeur Atom est utilisé à 35% et la lecture est parfaitement fluide. Lorsqu’on passe en Ful HD sur le MacBook l’utilisation monte à 30% et sur le Nettop 37 à 43% selon l’overclock de celui-ci. La lecture reste fluide sur les deux systèmes.

Afin de mettre en évidence l’accélération vidéo réalisée par le chipset Nvidia 9400M, j’ai mesuré l’occupation d’un processeur E8400 @3.0Ghz. Les résultats sont impressionnants puisque lorsque celui-ci fait tout le décodage vidéo lui même, il est autant sollicité que le petit Atom @1.6Ghz ! On se rend alors compte que sans le chipset 9400M, le processeur Atom serait totalement incapable de décoder de telles vidéos de manière fluide !

Lecture de vidéos en Streaming

Presque n’importe quel PC est capable de lire de manière fluide une vidéo en streaming, comme sur Youtube par exemple. Mais lorsqu’on parle de « pseudo HD » en streaming c’est autre chose. Par exemple, un EeePC est incapable de lire correctement le film « Home » sur Youtube HD. Avec l’avènement de services comme M6 Replay, il est intéressant de consacrer un petit paragraphe à la lecture de vidéos en streaming.

Il est difficile de mesurer avec précision la qualité de la vidéo lue, mais dans tous les cas, que ce soit sur les services du type M6 Replay ou sur Youtube HD, et depuis Firefox ou Internet Explorer, les vidéos sont lues de manière fluide. Cependant, je n’ai fait les tests qu’avec le processeur overclocké à 2.0Ghz.

Jeux vidéos & 3DMark 06

Comme on l’a vu, le chipset 9400M fait des merveilles pour le décodage vidéo. Mais qu’en est-il pour les jeux vidéos ? Encore une fois, le MacBook qui dispose du même chipset graphique et, pour le coup, du même OS (Windows 7 grâce à BootCamp) va nous aider à vérifier si la 9400M fait son travail correctement ou si elle est limitée par la faible puissance du processeur.

Évidemment, il n’est pas question de « bencher » des jeux gourmands qui ne tournent même pas sur le MacBook. Mais plutôt des jeux qui sont plutôt « limites » sur celui-ci, comme TrackMania par exemple. Pour ce jeu, il faudra se contenter de 1280×720 en « medium » voir même certains réglages en « low » pour conserver plus de 30 images/sec, le « framerate » étant très important pour ce jeu rapide. Jouer en Full HD ne fait descendre que de quelques images par secondes, car en augmentant la résolution c’est la carte graphique qui travaille plus et ce n’est pas le plus gros facteur limitant de la configuration comme on peut s’en douter. Mais passer en Full HD lorsqu’on est « medium » ou « low » n’apporte pas grand chose. Par contre, le réglage des paramètres est assez délicat afin d’obtenir le meilleur compromis graphismes/performances : certains réglages n’impactent que la carte graphique et d’autres que le processeur et celui-ci étant plutôt limite, vous pourrez pousser certains paramètres en « high » et pourrez vous contenter du « low » sur d’autres… Tout ceci prouve que ce PC n’est absolument pas fait pour jouer, ou alors de manière très occasionnelle et à des jeux moins gourmands que TrackMania (celui-ci reste jouable mais c’est la limite des jeux que ce PC peut « faire tourner » de manière acceptable).

Enfin, pour terminer voici le score 3DMark 06 : 1300pts sans overclocker et 1800pts @2Ghz. C’est peu mais on s’en doutait : ce PC n’est pas fait pour jouer !

Conclusion

Si vous cherchez un petit ordinateur  pour faire de la bureautique, lire des DVD et vidéos Full HD à moindre prix et pour un encombrement minime, alors l’ION 330 est fait pour vous. Il est en effet assez puissant pour tout type de bureautique et ses ports VGA, DVI (avec l’adaptateur fourni) et surtout HDMI vous permettront de le brancher à n’importe quel écran ou TV.

Asrock Nettop ION 330 écran

Dommage qu’un petit PC de ce type qu’on peut presque qualifier de nomade n’intègre pas de puce Wifi. Plus grave encore, l’absence de ports USB en façade ! Certes vous n’aurez aucun mal à le retourner pour accéder aux 6 USB arrière vu la taille et le poids de l’ordinateur mais ça n’excuse pas l’absence de ports en façade ! Pour rester dans les défauts de l’appareil, on pourra signaler le bruit émis par l’unique petit ventilateur présent dans la configuration. Il aurait certainement été possible de faire mieux à ce niveau là. Mais comme je l’ai dit précédemment, le bruit se fait rapidement oublié lorsqu’on regarde un film avec un peu de son. Dernier bémol, mon exemplaire de test s’est abîmé au niveau de la coque inférieure, par le simple fait d’avoir été posé directement sur un meuble TV. C’est pour cette raison qu’Asrock fourni une sorte de tapis de souris pour poser l’ordinateur dessus. Je ne m’en suis donc pas servis mais je conseille à tous les acheteurs potentiels d’utiliser cet accessoire qui pourra en plus limiter les vibrations et donc le bruit du PC !

Dernier point, sachez  qu’il existe aussi une version avec lecteur BluRay pour 400€ alors que la version avec graveur DVD est disponible pour moins de 300€.

+ Points positifs :

  • Graveur DVD fourni (la concurrence n’intègre généralement pas de lecteur optique !)
  • Lecture de vidéos de tout type (Full HD, streaming, …) sans saccades : Merci ION !
  • Prix raisonnable pour un pc de cette taille !
  • Connectique complète : 6 USB, Gigabit Ethernet, VGA, HDMI (+adaptateur DVI)

- Points négatifs :

  • Bruit en overclock (si peu de bruit ambiant)
  • Pas d’USB en façade !
  • Pas de Wifi
  • Fourni sans système d’exploitation
  • Limité en jeux mais inévitable vu le prix et la taille du PC !
  • Peu évolutif

Un grand Merci à LDLC qui m’a prêté ce PC assez longtemps pour que je puisse le tester dans de bonnes conditions !

LDLC_logo

Comment remplacer le ventilateur du NAS Synology DS207+ par un 80mm

5 commentaires

9 septembre 2008 at 1:40Catégorie:Tutoriel



Le NAS Synology DS207+ est peut-être un bon produit (le test sera disponible d’ici peu mais vous pouvez déjà consulter le test du DS107 que j’ai réalisé il y a quelques mois), il n’en est pas moins bruyant. Et pour un appareil destiné à être sous tension 24h/24, c’est plutôt dommage !

Heureusement, on peut changer le ventilateur responsable de ce bruit par un autre, moins bruyant. Là où ça se complique, c’est que le DS207+ (et bon nombre d’autres NAS de cette marque) utilise un ventilateur dont les dimensions sont 60x60x20mm, une dimension pas vraiment standard. Actuellement, Le seul moyen de se procurer un ventilateur compatible bien moins bruyant est de commander le Papst 612F/2L disponible uniquement sur pc-look.com pour plus de 20€ avec les frais de port. Si ce prix vous paraît élevé pour un si petit ventilateur et que vous avez des ventilateurs pas trop bruyants de taille standard (80x80mm), voici un petit tutoriel qui vous permettra de monter n’importe quel ventilateur 8cm sur votre NAS Synology à la place du ventilateur d’origine.

I Retirer le ventilateur d’origine.

Comme vous vous en doutez, pour changer le ventilateur vous allez devoir éteindre votre NAS. Ensuite, il faudra l’ouvrir en dévissant les 2 vis qui maintiennent les façades gauche et droite ensemble. Ces vis sont celles les plus à droite sur la photo ci-dessous qui représente la face arrière du NAS.
Une fois ces 2 vis enlevées, vous pouvez ouvrir le NAS en deux. Maintenant, enlevez les 4 vis qui maintiennent le ventilateur (ce sont les 4 autres vis visibles sur la photo ci-dessous).

Vous devriez avoir accès à vos disques comme sur la photo suivante; déclipsez la façade en plastique via les 4 encoches entourées en rouge pour voir la carte mère en entier :

Maintenant que vous avez accès à la carte mère, vous pouvez débrancher le ventilateur et le retirer.

II Installer le nouveau ventilateur.

Avant de brancher le nouveau ventilateur, il va falloir retirer le petit connecteur qui se trouve entre la carte mère et l’endroit où l’ancien ventilateur était branché. Je parle de ce connecteur :

Sur la photo ci-dessus, le connecteur est presque enlevé mais pour y arriver il faudra placer quelque chose de fin (idéalement un petit couteau pointu) entre la carte mère et ce connecteur. Ca ne risque rien tant que vous y allez doucement (cette opération délicate peut prendre deux ou trois minutes maximum), d’autant plus que vous pourrez toujours le remettre si vous devez envoyer votre NAS en SAV par exemple.
Une fois ce connecteur retiré, vous pouvez brancher votre nouveau ventilateur en faisant passer le câble dans les trous d’aération du boîtier (là ou se trouvait l’ancien ventilateur). Refermez le tout et vous avez normalement le ventilateur relié au NAS et il ne reste plus qu’à fixer les deux ensemble.
C’est là qu’intervient le « bricolage » : Il va falloir, avec un petit carton fin (style paquet de céréales) faire un tube (en fait plutôt un cône) avec d’un côté un diamètre de 6cm pour fixer sur le NAS et de l’autre côté un diamètre de 8cm pour votre ventilateur. Une fois que vous avez fait ce tube avec le carton, scotchez le bien au ventilateur (de manière hermétique, donc sans laisser de trou pour que tout l’air passe bien dans le tuyau) et enfin scotchez tout sur le NAS en faisant rentrer le câble du ventilateur dans le tuyau !
Ca paraît être vraiment du bricolage « à l’arrache » avec du carton et de l’adhésif mais finalement, ça tient parfaitement (après plusieurs semaines de tests) et le bruit est vraiment réduit si votre nouveau ventilateur est silencieux. Résultat :

Bricolage pas très discret à l’oeil mais on l’oublie vite vu que c’est placé à l’arrière du NAS…

Quelques remarques :
- Le ventilateur doit extraire l’air du NAS et non souffler dans celui-ci;
- Il faut veiller à ce qu’il n’y ait pas de trou d’air (en mettant du scotch partout sur le montage) pour que ce soit le plus efficace possible;
- Ne pas utiliser de ventilateur en métal car il pourrait être trop lourd et se détacher du montage;
- Peut-être sera-t-il nécessaire de démonter complètement la carte mère du boîtier pour mieux accéder au ventilateur, c’est possible en enlevant 4 vis supplémentaires;
- Cette opération est complètement réversible et ne pose donc aucun problème au niveau de la garantie;
- Pour ceux qui ne voudraient pas retirer le connecteur du ventilateur, il existe des adaptateurs mais je ne sais pas à quelle référence ceux-ci correspondent.

Conclusion

Pour conclure, je dirais que cette modification est peut-être pas très esthétique mais elle se fait vite oublier car on ne voit rien en regardant le NAS par la face avant. De plus, niveau bruit c’est le jour et la nuit : j’entends moins mon DS207+ en étant à un mètre que je ne l’entendais avant dans le pièce d’à côté ! Et côté températures, mon disque est en moyenne 2°C plus bas qu’avant !

Test et montage du CoolerMaster GeminII

Pas de commentaire

5 mai 2007 at 18:33Catégorie:Tests



Pour remplacer mon ventirad Zalman CNPS 7000B-Cu (qui commençait à se faire vieux, puis d’ailleurs j’en avais besoin pour un autre pc), j’ai hésité entre un Noctua NH-U12F et un CoolerMaster Gemin II.
J’ai finalement choisi ce dernier car il coûtait moins cher (même si livré sans ventilateur contrairement au Noctua) et surtout car selon quelques tests il refroidit autant le processeur tout en refroidissant aussi la ram et le Northbridge, composants proches du processeur et connus pour beaucoup chauffer.

I Quelques photos de l’impressionnant radiateur :

La boîte et son contenu.

Le radiateur, vu sous tous les angles…

D’autres photos, provenant du constructeur :

Avant de passer à l’installation, attardons-nous sur les caractéristiques du produit…

II Caractéristiques :

Sockets supportés : AM2/754/939/940/LGA775

Processeurs supportés : tous, à toutes les fréquences*
Dimensions : 175 x 124.6 x 81.5 mm
Matériaux : base en cuivre, 6 heatpipes, ailettes en aluminium
Poids : 847 g
[caractéristiques détaillées complètes du Cooler Master Gemin II sur ce pdf du constructeur]

*d’ailleurs sur la page d’accueil de Cooler Master Europe, il est fait mention d’un Intel Core 2 Extreme X6800 @ 3900MHz refroidi par un Gemin II…

Le bruit n’est pas mentionné ici car il dépend des ventilateurs non fournis. Personnellement, j’ai opté pour des Noctua NF-S12-800 (j’en avais déjà deux dans mon pc, j’en ai acheté un troisième…). Bien sûr des ventilateurs de 800 tours/minutes ne sont pas du tout conseillés pour refroidir un processeur mais je comptais sur l’imposante surface de dissipation du radiateur pour compenser le peu d’air brassé par les deux ventilateurs fixés dessus. En parlant de fixation des ventilateurs, passons tout de suite à l’installation du gemin ii dans la tour.

III Installation du radiateur Cooler Master gemiII

Pour fixer un tel radiateur sur une carte mère, on ne peut se contenter d’un système de maintient habituel : les 850 grammes necessittent une fixation plus élaborée. Ainsi, il faut sortir la carte mère du boîtier pour monter le radiateur, ce qui ne parait pas spécialement long mais quand on compte le temps pour débrancher tous les cables sata, ide, les sondes de température, les ventilateurs, la carte graphique (ou les cartes graphiques pour les chanceux!), et autres boutons et voyants situés sur la façade de la tour, ça prend quand même pas loin d’une heure (démontage, installation et remontage compris). Une fois la carte mère démontée, il ne reste qu’à :

1) nettoyer le processeur pour retirer la pâte thermique;
2) remettre de la pâte thermique sur le processeur et l’installer sur la carte mère;
3) installer le radiateur sur le processeur;
4) remonter la carte mère dans le boitier;
5) installer les ventilateurs sur le radiateur.

Je vais détailler chacun de ces points car c’est plus compliqué qu’on pourrait le croire…

Etape 1 : Nettoyage du processeur.

Le nettoyage du processeur est facultatif mais vivement conseillé. En effet, si on change de radiateur, toute la pâte qui était sur le radiateur ne servira plus et il ne restera que ce qu’il y avait sur le processeur et ça peut être insuffisant. Puis quand on achète un radiateur « haut de gamme » tant qu’à faire, autant l’installer le mieux possible. Il faut donc enlever toute la pâte puis en remettre après. On enlève le plus gros avec un chiffon sec, ensuite ce qu’il reste avec un peu d’alcool, puis un chiffon humide pour qu’il ne reste plus d’alcool et enfin encore un petit coup de chiffon sec pour enlever toute humidité sur le processeur. Il faut veiller à ne pas mettre de pâte, d’alcool ou d’eau sur les circuits imprimés ou les pins (éléments qui font le contact avec la carte mère) du processeur.
A la fin de cette étape, on est censé avoir le processeur dans le même état que lorsqu’on l’a acheté.

Etape 2 : Pose de la pâte thermique.

Le processeur étant maintenant tout propre, on peut l’installer sur la carte mère, ce qui est relativement simple. Ce qui est plus compliqué, c’est de remettre de la pâte thermique dessus. Tout d’abord, quelle pâte utiliser? Ensuite, comment en mettre et en quelle quantité? Tout cela est expliqué dans cet article de Matbe qui, bien que datant de Mai 2005, est encore d’actualité. Cet article explique qu’il faut un minimum d’epaisseur de pâte mais qui recouvre toute la surface du contact entre le processeur et le radiateur (ce qui n’est pas tout à fait vrai, nous le verrons plus loin). Enfin pour le choix de la pâte, les mesures montrent que l’Arctic Silver 5 est la meilleure. Personnellement, je n’avais pas d’autre pâte sous la main que celle livrée avec le radiateur gemin ii. J’ai donc utilisé de la pâte Cooler Master. Pendant que nous sommes sur cette étape concernant la pose de la pâte thermique, je tiens à préciser une chose importante : il faut mettre la couche la plus fine possible de pâte thermique à une condition : que le processeur soit parfaitement « plat », c’est à dire ni concave, ni convexe ! Mon Core2Duo étant concave, au début j’avais mis un peu de pâte sur toute la surface mais le refroidissement était très mauvais !
J’ai dû alors tout recommencer pour en mettre un peu plus (en particulier au milieu, vu qu’il est concave) et j’ai gagné plus de 15°C ! Enfin, il faut faire attention à la base du radiateur qui doit être, elle aussi, parfaitement plate (la majorité des radiateurs le sont, heureusement!).

Sur ces images, il n’y a pas assez de pâte thermique pour mon processeur, en particulier au milieu, mais ça peut être suffisant pour d’autres processeurs dont la surface est plane

Etape 3 : Installation du radiateur sur le processeur.
Nous voici enfin à cette fameuse installation. Le manuel décrit assez bien, en une dizaine d’étapes, l’installation et ce, pour tous les sockets compatibles. Mais ne vous attendez pas à un beau manuel de type « livre », non ce n’est là qu’un papier dépliant tout en noir & blanc. L’installation consiste à fixer sur la base du radiateur un support métallique duquel partent 4 vis qui vont se fixer à la carte mère. On serre les ecrous au dos de la carte mère, voilà pourquoi on doit démonter celle-ci pour installer le Gemin II. Cette installation est rapide et assez simple. Attention cependant à ne pas oublier d’installer la ram avant le radiateur car sur certaines cartes mères il est possible que le radiateur gêne l’accès à la ram.

Enfin, il est à noter qu’on peut installer le radiateur dans 4 positions différentes. Voici deux schémas plus clair qu’un long texte :

Le rectangle noir représente la carte mère; dans le cas1, une fois le radiateur installé, on ne peut plus enlever la barrette de ram la plus proche du processeur (sur certaines cartes mères) et il faut faire attention à la hauteur de celles-ci, en particulier pour les barrettes avec des radiateurs. Le cas2 était impossible pour moi car il y avait collision avec la carte graphique et le radiateur n’est pas assez haut pour passer au-dessus de celle-ci. Les deux autres cas sont impossibles sur la majorité des cartes mères et des boîtiers : dans le sens opposé au cas1, le radiateur sort de la tour par l’arrière (du coté des connectiques) car il dépasse de la carte mère et le dernier cas correspond à l’ opposé du cas2 : il y a collision avec l’alimentation car celle-ci est souvent proche de la carte mère.

Le radiateur est assez haut, les composants près du processeur ne sont donc pas un soucis pour l’installation. Par contre pour les barrettes ça peut être un peu juste.

Etape 4 : Installation de la carte mère dans le boitier.
Cette étape qu’on pourrait croire simple ne l’est pas tant que ça en raison de la taille du radiateur qui est fixé sur la carte mère ! En effet, ça passe au millimètre près dans mon boitier de taille moyenne (hauteur x longueur x largeur : 42 x 46 x 20). Une fois la carte mère installée et tous les câbles rebranchés, on ne peut plus trop toucher à la ram si on a opté pour l’installation de type cas1; si c’est le cas2 qui est en place, ça ne va pas forcément être facile pour mettre la carte graphique!

Etape 5 : Installation des ventilateurs sur le radiateur.
Une fois le radiateur installé, il n’y a plus qu’à fixer les ventilateurs dessus. Ceux-ci se fixent sur un « cadre » qu’on fixera ensuite sur le radiateur. Ils doivent être installés de façon à ce qu’ils soufflent vers la carte mère. On peut faire glisser les ventilateurs le long du radiateur pour les fixer plus ou moins où l’on veut, tout en restant un minimum en face du radiateur. Dans mon cas, on voit ci-dessous qu’ils ne sont pas centrés mais situés plutôt sur la gauche; je n’avais pas le choix en raison de la présence du lecteur DVD à droite. J’ai d’ailleurs dû les mettre tellement à gauche que je n’avais plus la place pour mettre un ventilateur en extraction comme c’était le cas auparavant. J’essaierai de solutionner ce problème mais en attendant, je n’ai malheureusement plus de ventilation de boitier, donc les ventilateurs de la carte graphique et du processeur ne font que brasser de l’air chaud, ce qui est bien sûr mauvais pour le refroidissement.


Avant / Après…

IV Mesures de température & bruit.

Une fois le radiateur et les ventilateurs installés, j’ai relevé les temperatures. Pour le processeur, je n’ai pas pu le faire avec exactitude avec mon rheobus Akasa car il aurait fallu placer une sonde directement sur le processeur, ce qui remettait en cause le contact entre celui-ci et le radiateur.

Sous PC Probe (un utilitaire distribué avec les cartes mères Asus qui permet de relever tensions et températures) je relevais 60°C boitier ouvert, processeur idle (c’est-à-dire qui n’exécute aucune tâche) et les deux Noctua tournant à fond : 850 tours/minute. Cette température étant particulièrement élevée et anormale, j’ai refait tout le montage comme je l’ai dit précédemment jusqu’à comprendre qu’il fallait que je mette plus de pâte au centre du processeur.

J’ai alors obtenu des températures bien plus convenables puisque actuellement je suis à 45°C sous PC Probe, processeur idle, boitier fermé, temperature ambiante d’environ 20-22°C et le pc démarré depuis une semaine. En full, donc lorsque le processeur tourne au maximum, la temperature de dépasse pas les 54°C, ce qui n’est pas si mal vu que je n’ai plus de ventilation de boîtier, comme expliqué précédemment. Pour comparaison, avec mon Zalman et une ventilation de boîtier correcte, le processeur oscillait entre 52 et 58°C (mais c’était peut-être aussi dû à un manque de pâte thermique). Je pense qu’avec une ventilation de boitier comparable, je pourrais descendre aux alentours de 40°C, ce qui représente un gain de 12 à 18°C ! De plus, la tempèrature du chipset, donc des éléments de la carte mère étant situés près du processeur, a descendu de 12°C environ !

Conclusion

Ce radiateur est particulier de par sa taille et du coup, ses points faibles sont aussi ses points forts:

Il est composé de cuivre pour la base avec 6 heatpipes, c’est un point positif : ça permet de faire mieux circuler la chaleur au sein des nombreuses ailettes en aluminium. Mais c’est aussi un point négatif car ce radiateur, une fois équipé de ses deux ventilateurs necessaires pèse plus d’1Kg ! Il necessite donc une fixation complexe qui est fastidieuse car il faut tout démonter; de plus, il faudra faire attention lors des déplacements de la tour en raison du poids qui repose sur la carte mère.

Sa taille est tout à fait inhabituelle pour ce genre de produit; cela fait sa force car il dissipe mieux la chaleur qu’un autre radiateur plus petit mais cela est aussi un défaut car il ne rentre pas dans tous les boîtiers : ça passe limite dans ma tour moyenne.

Enfin, le fait qu’il soit livré sans ventilateurs peut paraître un défaut (ou plutôt un manque) mais cela peut être vu comme un avantage puisqu’on peut soit même choisir ses ventilateurs et ainsi s’orienter vers des performances importantes (processeur très puissant, overclocking) ou vers des nuisances sonores très faibles (processeur moyen, bruit faible) comme c’est mon cas.

A noter tout de même qu’il doit être possible, avec une ventilation de boitier correcte, d’allier faibles nuisances sonores et performances, c’est pourquoi je conseille ce radiateur. Enfin, un mot sur la concurrence, comme par exemple le Noctua NH-U12F dont j’ai parlé en introduction qui est tout aussi performant en refroidissement processeur mais ne réduit pas du tout les temperatures de la carte mère. Le Noctua est vendu à 52€ environ avec 1 ventilateur Noctua à 1200 tours/minute (on peut en installer un deuxième), le Cooler Master à 36€ sans ventilateurs.

Nouveaux ventilateurs de boitier : Noctua NF-S12-800. Le silence absolu !

Pas de commentaire

12 mars 2007 at 23:30Catégorie:Tests



J’ai reçu ce matin mes deux ventilateurs Noctua NF-S12-800 (ventilateurs de boîtier 120mm).
Ils ne sont pas très beaux, en beige et marron mais la forme des pales du ventilateur est assez recherchée : les pales sont très fines et incurvées.

Chaque ventilateur est livré avec 4 vis en caoutchouc afin de limiter les vibrations, pour encore plus de silence. J’ai donc enlevé les deux ventilateurs de boîtier que j’utilisais avant pour mettre ces deux Noctua. Les 4 ventilateurs sont des 120mm de 25 mm d’épaisseur. D’ailleurs, heureusement que les Noctua ne sont pas plus épais sinon ils ne passeraient pas sur la cage des disques dur en raison de la longueur de ma carte graphique…

Après une installation rapide et sans soucis, j’allume le pc. La première chose que je remarque est qu’il ne fait pas plus de bruit que lorsque je n’ai aucun ventilateur de boîtier ! Je tente alors, via le rheobus, de les faire tourner un peu plus vite qu’à 590 rpm (rpm= tours par minute) : Même au maxi, c’est-à-dire à un peu plus de 800 rpm, on ne les entends pas. C’est maintenant le ventilateur du processeur et celui de la carte graphique qui font le plus de bruit ! Même si pour l’instant je ne pense pas les changer, le jour où je les changerai, ce sera pour un refroidissement passif sur la carte graphique et un troisième Noctua (!) pour le processeur. En attendant ce quasi-silence me convient très bien, d’autant plus que les composants ne chauffent pas : avec une température ambiante de 21°C, après plusieurs heures sous Windows, la température dans le boîtier ne dépasse pas les 30°C, avec tous les ventilateurs au minimum (y compris les Noctua qui ne brassent pourtant pas beaucoup d’air s’ils ne tournent pas à fond). Disponibles à 17.50€ ici par exemple, ces ventilateurs sont assez chers mais tellement silencieux qu’ils sont inaudibles, à part, bien sûr si on n’a aucun ventilateur dans son pc, et encore, je pense que n’importe quel disque dur fais plus de bruit que ces ventilateurs !

Points importants du produit :
+ Silence !
- Prix, mais vu le rapport débit d’air/bruit, c’est justifié;
- Design pas top : beige et marron, on a vu mieux…

Test du rheobus Akasa AK FC-03 et integration dans un Sonata.

2 commentaires

8 mars 2007 at 18:37Catégorie:Tests



J’ai reçu ces jours-ci mon rheobus afin de « calmer » mes deux ventilos de boîtier qui tournaient à fond (en 12 V.) tout le temps.

Première impression, le look est vraiment soigné, 5 couleurs différentes de façade, un super design… Avec le rheobus, 4 sondes et 4 câbles pour contrôler les ventilateur, le tout alimenté par une prise molex classique.

Et je me sens rassuré quant à l’intégration dans mon pc lorsque je vois la profondeur du produit : ça devrait passer dans la tour, malgré le boîtier du disque dur qui ne laisse libre que la moitié (en hauteur) d’un emplacement 5.25″…

Après montage des 4 sondes et cables d’alimentation des ventilateurs, ça se complique : si ça passe, ça sera au millimètre. Finalement, après avoir enlevé tous les cables de l’alim que je rangeais sous le Silentmaxx et installé celui-ci le plus loin possible de la façade, je peux enfin mettre en place le rheobus, mais il faut un peu bourriner sur le cable d’alim de celui-ci…

Enfin, c’est rentré, je m’arrange pour cacher un minimum tous les cables reliés aux ventilateurs, je place les sondes au mieux possible puis je démarre en expliquant au bios de ma P5B Deluxe que ça sert à rien de bipper s’il n’y a aucun ventilateur branché à la prise « ventilateur processeur » sur la carte mère…
Une fois sous tension, le Akasa a encore plus de style, la façade « plasitifiée transparent » par dessus la façade noire mat y est certainement pour quelque chose, tout comme le rétro-eclairage bleu des boutons qui s’accorde parfaitement au bleu des diodes de la façade de la tour.

Un peu gadget mais toujours sympa, les 7 couleurs differentes pour le retroeclairage de l’écran, ainsi que les options « aucun retroeclairage » et « changement de couleur automatique toutes les 3 secondes »…

J’ajouterai prochainement des photos des différentes façades du rheobus mais intéressons nous d’abord aux fonctionnalités de celui-ci :
Il permets d’avoir 4 températures différentes grâces aux 4 sondes fournies, de contrôler 4 ventilateurs (qui se branchent habituellement sur la carte mère), c’est-à-dire de faire varier la vitesse de rotation de ceux-ci en changeant la tension délivré à chacun. On peut donc contrôler indépendamment chaque ventilateur en lui fournissant entre 6 et 12 Volts. On peut afficher une température et une vitesse de rotation à la fois, l’une indépendamment de l’autre (afficher la vitesse de rotation du ventilateur CPU mais la température du disque dur, par exemple). De plus, il est possible de fixer une limite de température pour chaque sonde afin de déclencher une alarme dès que la température limite est atteinte. Une alarme c’est un un bip-bip continu et l’affichage qui clignote en rouge : impossible à rater !
Pour conclure, je suis satisfait de ce rheobus, il fait parfaitement son travail même si dans mon cas, deux de mes ventilateurs (ceux de mon boîtier) font trop de bruit, même au minimum…
Je devrais donc changer de ventilateurs, je pense prendre soit des Noctua, soit des SilenX, dans tous les cas j’en reparlerai ici…

Points importants du produit :
+ produit très bien fini;
+ attention portée au design du produit : façades, differents rétro-eclairage…
+ prix;
- impossible de faire descendre les ventilateurs en-dessous de 5-6V environ;
- les sondes délirent un peu des fois (+ ou – 3°C pendant quelques secondes puis ça revient à la « vraie » valeur).

Edit : Un petit bemol pour les sondes, j’en ai « cassé » une en la mettant entre le processeur et le radiateur, elle a dû être trop serrée après la fixation du ventirad. Elles sont donc un peu fragiles.